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Attentats de Londres : WhatsApp sommé de collaborer avec les autorités

Alors que l’enquête sur le double attentat terroriste à Londres se poursuit, la ministre de l’Intérieur britannique Amber Rudd a appelé dimanche les services de messagerie sécurisée, et notamment WhatsApp, à collaborer avec les autorités pour ne pas fournir de « cachette aux terroristes ».

L’étude des données partagées par WhatsApp, propriété de Facebook, pourrait permettre aux enquêteurs de déterminer l’existence d’éventuels complices de l’assaillant. La ministre de l’Intérieur a confirmé sur la chaîne Sky News que Khalid Masooud, alias Adrian Ajao, un Britannique de 52 ans converti à l’Islam, avait utilisé WhatsApp juste avant l’attaque.

Sur la BBC, Amber Rudd a jugé « totalement inacceptable » le fait que des communications entre suspects d’actes terroristes puissent échapper aux services de renseignement parce qu’elles sont encryptées.
« Nous devons nous assurer que les entreprises comme WhatsApp – et il y en a beaucoup comme celle-là – ne fournissent pas de cachette où les terroristes peuvent communiquer entre eux », a-t-elle déclaré à la chaîne.
Elle a affirmé avoir l’intention de rencontrer jeudi plusieurs responsables d’entreprises compétentes dans ce domaine pour les convaincre de collaborer avec les autorités.
« Il y a des enquêtes en cours concernant des terroristes, ils doivent être de notre côté et je vais essayer de les convaincre », a-t-elle dit sur Sky News.

Amber Rudd a confirmé par ailleurs que le gouvernement envisageait de créer une loi obligeant les entreprises internet à supprimer des publications extrémistes en insistant sur le fait que ses entreprises devaient elles-mêmes prendre leur responsabilité dans ce domaine.
«Ce que ces entreprises doivent comprendre, c’est qu’elles sont maintenant des sociétés éditrices et non des sociétés technologiques. Ce sont des plateformes et nous devons nous assurer que cela cesse. Nous n’hésiterons pas à agir si cela est nécessaire », a-t-elle déclaré.

Depuis l’attaque de Londres, d’autres sociétés que WhatsApp, notamment Google, ont été confrontées à des critiques répétées pour ne pas avoir interdit l’accès à des contenus radicaux. Certains d’entre eux expliquaient notamment comment poignarder une personne portant un gilet de protection ou comment utiliser une voiture lors d’une attaque.

WhatsApp, qui compte un milliard d’utilisateurs dans le monde, a déclaré que la protection de la communication privée de ses utilisateurs étaient l’un des éléments essentiels de sa politique.
« Nous sommes horrifiés par l’attaque perpétrée à Londres cette semaine et nous coopérons avec les autorités dans le cadre de leurs enquêtes », a déclaré le porte-parole de la société, faisant part de la bonne volonté du groupe.

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