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À Mossoul Est, la tâche difficile de l'armée irakienne


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À Mossoul Est, la tâche difficile de l'armée irakienne

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Maison après maison, les soldats irakiens cherchent. Dans un quartier de Mossoul Est qu’ils ont libéré, un artificier de Daesh nommé Ali Khattar aurait trouvé refuge.

« Monsieur, je vous jure devant Dieu, ce n’est pas moi ! », dit l’homme, bousculé, frappé, acculé contre un mur dans une ruelle.

Après la victoire, vient le temps des dénonciations. Contrairement à ce qu’un informateur avait affirmé, cet homme n’est pas Ali Khattar. Ce n’est pas un terroriste.

« Pourquoi vous faites ça ? On n’est pas de Daesh ! », crie une femme de sa famille.

Alors que l’armée irakienne combat toujours pour reprendre le contrôle de Mossoul Ouest, il faut maintenant s’assurer que d’anciens terroristes du groupe État islamique ne se sont pas fondus dans la population à Mossoul Est. Les forces spéciales traquent ceux qui ont aidé, collaboré. Parce qu’ils craignent que certains puissent reprendre les armes ou commettre des attentats. Ces derniers mois, Mossoul Est a connu plusieurs attaques à la voiture suicide.

« On a peur de ces gens », explique un habitant. « Ils peuvent revenir parce qu’ils ont encore des cellules dormantes. »

Les soldats irakiens se rêvaient en libérateurs. Mais les habitants de Mossoul Est se méfient d’eux. Ils ne comprennent pas leur attitude parfois violente. Il faut alors retisser des liens. Parler aux enfants. Expliquer que l’armée irakienne est là pour assurer la sécurité de tous. Une tâche extrêmement difficile.

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