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La Hongrie inquiète à nouveau l'UE


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La Hongrie inquiète à nouveau l'UE

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Quatre groupes politiques du Parlement européen demandent une intervention de l’Union européenne à propos d’une nouvelle loi hongroise. Cette législation pourrait entraîner la fermeture de l’Université d’Europe centrale, à Budapest. Ce texte prévoit en effet de supprimer les licences aux établissements étrangers qui n’auraient pas de campus dans leur pays d’origine. Ce critère cible particulièrement l’Université d’Europe centrale puisqu’elle a vu le jour grâce aux fonds du milliardaire américain, George Soros, ennemi juré du Premier ministre hongrois.
Pour l’eurodéputée polonaise Roza Thun cette affaire affecte les valeurs européennes. « Nous voulons respecter les valeurs pour lesquelles nous nous sommes engagées, cela signifie en particulier: la liberté, la démocratie, les droits de l’homme et la paix, et quand je pense à l’Université d’Europe centrale, c’est la liberté d’enseigner », explique-t-elle.

Les parlementaires demandent à la Commission européenne de lancer une procédure d’infraction contre la Hongrie. Pour cela ils se réfèrent à l’article 7 du traité sur l’Union européenne qui prévoit le lancement d’un processus de dialogue et d’enquête. Et « si le gouvernement refuse de répondre, refuse de se conformer, cela peut mener à des sanctions », précise la libérale Sophia in’t Veld. « On espère toujours ne pas arriver à un ultimatum mais j’apprécierais beaucoup de voir les États membres s’exprimer davantage », ajoute-t-elle. La Commission européenne a déjà commencé à étudier cette loi hongroise. Le dossier sera d’ailleurs évoqué la semaine prochaine lors de la réunion du collège des Commissaires.

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