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Trump-Poutine : amis ou ennemis ?


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Trump-Poutine : amis ou ennemis ?

L’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche semblait augurer d’un réchauffement des relations entre Washington et Moscou, qui sont au plus bas depuis la Guerre froide.

Trump prônait le rapprochement avec la Russie

Durant sa campagne, le candidat républicain n’avait pas caché une certaine admiration pour Vladimir Poutine. “Il a été un leader, bien plus qu’Obama”, déclarait alors le futur président américain. L’admiration semble réciproque

Moscou est accusé par les démocrates d‘être à l’origine d’une cyberattaque destinée à favoriser la victoire de Trump aux dépens d’Hillary Clinton. Des milliers de mails de l‘équipe de campagne de la candidate ont été piratés et publiés par le site WikiLeaks. Selon un rapport des services de renseignement américain, il y a bien eu une influence du Kremlin sur l‘élection.

La nouvelle administration américaine est accusée de collusion avec la Russie. Le 14 février, Michael Flynn, tout juste investi comme conseiller à la sécurité nationale, est contraint de démissionner.

Regain de tension après l’attaque chimique de Khan Cheikhoun

Le 4 avril, les tensions entre Washington et Moscou rejaillissent brusquement, après l’attaque chimique de Khan Cheikhoun en Syrie. Il y a plus de 70 morts dont de nombreux enfants. En représailles, Donald Trump ordonne des frappes contre l’armée syrienne. “Il n’y a pas de doute sur le fait que la Syrie a utilisé des armes chimiques interdites, a violé ses obligations en vertu de la Convention sur les armes chimiques et a ignoré l’appel lancé par le Conseil de sécurité de l’ONU, déclare Donald Trump depuis la Floride.

Les États-Unis, la France et le Royaume-Uni ont présenté plusieurs projets de résolution contre la Syrie. Mais Moscou met un véto systématique, bloquant une action des Nations unies contre son allié syrien. Le président Poutine accuse Washington de rejouer le scénario des fausses preuves d’armes de destruction massive en Irak en 2003: “Cette frappe américaine en Syrie me fait penser aux représentants américains du Conseil de sécurité des Nations Unies qui avaient montré, documents à l’appui, des armes chimiques présumées trouvées en Irak. La campagne militaire lancée dans la foulée a abouti à la destruction de l’Irak, à l’augmentation de la menace terroriste et à l‘émergence de l’Etat islamique sur la scène internationale.”

Dans ce contexte de recrudescence des tensons entre Moscou et Washington, la poignée de main attendue entre Poutine et Trump n’est sans doute pas pour tout de suite.