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Benoît Hamon, le candidat lâché par les poids lourds du PS

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En janvier, Benoît Hamon remportait la primaire socialiste, et terrassait Manuel Valls avec son projet axé sur “un futur désirable”… C’est à ce moment-là que les projecteurs se sont vraiment braqués sur lui, sa candidature à la présidentielle étant presque passée inaperçue six mois plus tôt.
Le frondeur incarne alors le nouveau Parti socialiste, l’aile gauche du PS, l’anti-Valls, l’anti-Hollande.

Dans son programme, il propose une VIème République, un renforcement des pouvoirs du Parlement, un mandat de Président de 7 ans destituable par voie de référendum, il souhaite abroger la loi travail, inciter à la réduction du temps de travail, mais maintenir la durée légale à 35h, il a mis en avant le revenu universel d’existence pour les jeunes de 18 à 25 ans.
Il veut renforcer les rangs de la police, des enseignants, modifier la relation de la France avec l’Europe, concernant la Défense, la prise de décision, le pacte de stabilité…

Président des Jeunes socialistes pendant deux ans lorsqu’il avait une vingtaine d’années, Benoît Hamon a été député européen de 2004 à 2009, porte-parole du Parti socialiste de 2008 à 2012, il est bien connu des rangs socialistes. Il est entré au gouvernement en 2012 en tant que ministre délégué de l’Economie sociale et solidaire, avant d‘être nommé ministre de l’Education en 2014.

Mais très critique envers les politiques économiques menées par François Hollande, (qui seront ensuite reprises par Emmanuel Macron), il est évincé du gouvernement par Manuel Valls, qui présente la démission de tout son gouvernement en août 2014. Hamon, Arnaud Montebourg et Aurélie Filippetti sont alors étiquetés frondeurs…

Son parti divisé, polarisé, Benoît Hamon n’a pas eu une campagne électorale facile : il a fait face à des trahisons en chaîne, celles de personnalités politiques qui n’ont respecté ni le PS, ni l’homme, ni le vote des Primaires de la gauche pour soutenir le candidat d’“En Marche!” Emmanuel Macron.
Il a bien réussi à rallier les écologistes à sa cause avec Yannick Jadot qui lui a apporté son soutien en se retirant de la course, mais l’ascension sans précédent de Jean-Luc Mélenchon, candidat de “La France insoumise” a encore compliqué un peu plus les choses pour lui.


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