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France : effet Macron garanti, ça chauffe au Parti socialiste et à droite !

Ce qui se joue dans la politique française pourrait être le pastiche d’un film intitulé “Règlement de comptes à K.

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France : effet Macron garanti, ça chauffe au Parti socialiste et à droite !

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Ce qui se joue dans la politique française pourrait être le pastiche d’un film intitulé “Règlement de comptes à K.O. PS”, une deuxième version pouvant s’appeler “Règlement de comptes à K.O. LR”. L’effet Emmanuel Macron, le tout nouveau président, commence déjà à faire des ravages chez les socialistes et au sein du parti de droite Les Républicains, balayés tous deux lors du premier tour de l‘élection présidentielle et qui tiennent le même jour, ce mardi, leur Bureau politique national. Se mettre en ordre de bataille pour les législatives qui arrivent est forcément compliqué en pleine débandade.

La réunion au siège du PS, rue de Solférino à Paris, a débuté sous de mauvais augures. L’ancien Premier ministre socialiste, Manuel Valls, venait juste de jeter un pavé dans la mare en annonçant à la radio qu’il serait candidat “de la majorité présidentielle (…) dans ce mouvement qui est le sien, La République en marche”. Le député de l’Essonne a été on ne peut plus tranchant en déclarant “Ce Parti socialiste est mort, il est derrière nous”, et a même appelé “à donner une majorité large et cohérente, sans futurs frondeurs (un tacle au passage), à Emmanuel Macron pour qu’il puisse gouverner”.

Impossible, a réagi le Premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, de conserver sa carte d’adhérent tout en se présentant aux législatives sous les couleurs de La République en marche. “Si certains veulent partir ou se singulariser, qu’ils le fassent et nous laissent travailler”, a dit sèchement Cambadélis. En avril dernier, il avait prôné de remplacer des membres du bureau national en cas de soutien à Macron, et de retirer l’investiture socialiste à ceux qui parraineraient ou adhéreraient à En Marche !. Selon lui, l‘éventuelle fuite des cerveaux vers le parti présidentiel ne concerne que 5% des socialistes, on peut toujours être optimiste.

Le sénateur-maire socialiste d’Alfortville, Luc Carvounas, pourtant proche de Manuel Valls, se désolidarise :

Plusieurs élus de droite débauchés

Au siège du parti Les Républicains règne le même optimisme de façade. “Il peut y avoir une tentation (de ralliement) mais marginale, a affirmé François Baroin, l’immense majorité de notre famille a vécu cette présidentielle comme une très grande frustration car notre candidat, abîmé par les affaires, n’a pas pu porter notre projet”. La contradiction, c’est justement que plusieurs mesures du programme de François Fillon vont être corrigées : il n’y aura pas de hausse de la TVA notamment, et la baisse des fonctionnaires se fera mais à vitesse plus modérée, sur plus de cinq ans.

Le nouvel état-major de la droite se dit confiant de remporter une majorité de députés en juin prochain et décrète : “Ceux qui choisissent Macron, ils seront En Marche ! mais plus Républicains”. Cela n’a pas l’air d’impressionner Bruno Le Maire, député de l’Eure, candidat malheureux à la primaire de la droite, Xavier Bertrand, président du Conseil régional des Hauts-de-France, Edouard Philippe, député de la Seine-Maritime(entre autres), dont on dit avec de plus en plus d’insistance qu’ils sont en tractations avec l‘équipe d’Emmanuel Macron, même peut-être pour entrer dans le futur gouvernement.

L’ex-Premier ministre de droite, Alain Juppé, a déclaré ne pas souhaiter “une obstruction systématique et opposition frontale” à un gouvernement Macron si jamais Les Républicains n’obtenaient pas la majorité absolue aux législatives.

Et puisqu’un dessin humoristique vaut mieux qu’un long discours, savourez celui d’Olivier Ménégol (sur le figaro.fr) :