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Macron : pas d'ingérence française au Maroc


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Macron : pas d'ingérence française au Maroc

Une visite de 24h, très chaleureuse et pleine d‘égard, mais où la politique n’a pas été oubliée. Emmanuel Macron au Maroc, c’est bien sûr ces images du couple présidentiel invité par Mohammed VI à un repas familial de rupture du jeûne du ramadan dans sa résidence de Dar al-Salam, mais aussi et surtout des discussions sur la crise du Golfe avec le Qatar, et le mouvement de contestation dans la région du Rif. Une situation qui préoccupe le roi du Maroc selon Emmanuel Macron, qui ne veut pas que la France soit taxée d’ingérence :

Il ne m’appartient pas ici de faire un jugement sur un sujet de politique intérieure. Néanmoins j’ai senti d’une part que le roi considérait comme légitime, normal, qu’il y ait des manifestations, qui sont d’ailleurs prévues dans le cadre d’un droit constitutionnel, ici contrairement à plusieurs autres pays; d’autre part que son souhait était d’apaiser la situation en répondant aux prémices de ces mouvements et en apportant une réponse concrète, une considération à cette région et des réponses très concrètes en terme de politique publique.

Samedi 11 juin, à Rabat a eu lieu l’une des plus grandes manifestations de ces dernières années. Des milliers de Marocains protestaient contre la corruption, les abus de pouvoir et en solidarité avec la région du Rif où une centaine de personnes ont déjà été arrêtées depuis le 26 mai lors de manifestations quasi-quotidiennes.

Ce mouvement de contestation sociale est né de la mort d’un vendeur de poisson en octobre dernier, qui tentait de récupérer des poissons confisqués par des responsables dans un conteneur à ordure. Il a été broyé par la machine. Une trentaine de personnes sont emprisonnées, et accusées notamment “d’atteinte à la sécurité intérieure”.

Pour répondre à ces revendications, l’Etat marocain a relancé et/ou accéléré un vaste programme de projets d’infrastructures.