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Accord entre la Grèce et ses créanciers

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Accord entre la Grèce et ses créanciers

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Après des semaines de discussions, la zone euro et le FMI se sont entendus sur le versement d’une nouvelle tranche de prêts à Athènes.

Le FMI a finalement donné son “accord de principe” à sa participation au plan d’aide, mais il ne déboursera pas un centime tant que les Européens n’auront pas formellement accordé à la Grèce un allègement de sa dette, qu’il juge insoutenable.

“Personne ne prétend qu’il s’agit de la meilleure solution. Je pense que beaucoup d’entre nous pensent que la meilleure solution aurait du être un accord final sur l’allègement de la dette pour qu’il y ait une clarté absolue. C’est la deuxième meilleure solution”, a estimé Christine Lagarde.

Le ministre français de l’Economie qui déplore une gestion au jour le jour de la dette grecque a proposé que son remboursement soit lié à la croissance.

“Ce mécanisme a été accepté par toutes les parties. Cela signifie que s’il y a une meilleure croissance, bien sûr il y aura une réévaluation du remboursement de la dette grecque”, a déclaré Bruno Le Maire.

Le ministre grec des Finances Euclide Tsakalotos se dit satisfait et affiche son optimisme pour l’avenir.

“Etant donné les sacrifices du gouvernement grec, l’acceptation générale de l’ensemble de nos programmes de réformes, les pertes sévères de revenus et de pensions du peuple grec, certaines personnes ont sans doute pensé que nous méritions un peu plus, mais c’est ce que c’est et le plus important selon moi, c’est d’avoir de la lumière au bout du tunnel”, a-t-il déclaré après l’annonce de l’accord.

“Un nouvel incident grec au coeur de l‘été a cette fois été évité. Cet accord est un vaste compromis alors que la question de la dette reste en suspens. Le FMI et la zone euro reviendront l‘été prochain avec la fin du plan d’aide, espérant avoir dépassé leurs divergences. Cependant ils sont tous d’accord sur le fait que la Grèce a à la fois besoin de réformes ambitieuses et d’un allègement de sa dette pour se remettre d’aplomb”, conclue Efi Koutsokosta, notre correspondante à Bruxelles.