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"Etat fragile" en Ukraine


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"Etat fragile" en Ukraine

Kiev, la capitale de l’Ukraine, s’impose dans le monde de l’art contemporain.
Pour preuve, dix artistes majeurs de la scène internationale exposent ensemble leurs oeuvres au PinchukArt Center.

Le lâcher de vase de la dynastie des Han (“Dropping a Han-Dynasty Urn”), signé de l’artiste dissident chinois, Ai Weiwei, illustre notamment ce projet artistique baptisé “Fragile state”, état fragile.

Une exposition qui a nécessairement une résonance politique en Ukraine.

“L’exposition décline cette notion “d‘état fragile” pour la rendre pertinente dans le contexte actuel, dans le contexte mondial mais aussi par rapport à ce qui se passe en Ukraine. Mais nous essayons d’aborder cette notion, au-delà de son acception politique, dans ce qu’elle peut recouvrir au niveau de la fragilité personnelle : physique et mentale”, explique Bjorn Geldhof, le directeur artistique de l’exposition.

Fragilité de l’esprit avec une bougie grandeur nature représentant un homme assis, par l’artiste suisse-allemand Urs Fischer, fragilité de la nature avec “Here Today, Gone Tomorrow” de Damien Hirst.

Barthélémy Toguo s’attaque lui à la fragilité du corps avec une installation de vases en porcelaine, baptisée “Vaincre le virus !”.

“J’avais décidé de travailler sur deux fléaux qui touchent particulièrement l’Afrique et aussi le monde entier : le SIDA et Ebola. J’avais envie de les représenter et j’ai choisi de travailler sur la porcelaine, et sur ces vases j’ai restitué cette recherche, cette source d’images que les chercheurs de l’Institut Pasteur à Paris m’avaient données”, indique l’artiste.

Marina Abramovic propose elle de mettre le public en situation de fragilité en le privant de ses sens.

Une exposition à voir et une expérience à mener jusqu’au 7 janvier à Kiev.

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