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Obamacare entre les mains du Sénat américain

Des Américains ont manifesté leur colère contre le projet de réforme républicain.

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Obamacare entre les mains du Sénat américain

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Des Américains en colère contre les Républicains. Ils ont manifesté à l’aéroport Ronald Reagan en Virginie pour dénoncer le projet de réforme de système de santé présenté hier au Sénat. D’autres, en chaise roulante, ont protesté devant le bureau de sénateurs républicains à Washington et ont été évacués pas la police.
Le projet de loi réduit l’aide aux pauvres, supprime une taxe sur les plus riches et l’essence même de l’Obamacare, à savoir l’obligation de s’assurer, au nom de la liberté individuelle. Des impôts et taxes créés pour financer la loi de 2010 seraient abrogés. Et les aides fédérales au système de santé seraient progressivement réduites, notamment à partir de 2021 pour l’assurance publique destinée aux plus pauvres, Medicaid, qui assure un Américain sur cinq.

Le projet de loi, déjà passé de justesse à la chambre des représentants, avait été qualifié de “méchant” et “sans coeur” par le président Trump, pourtant le plus fervent supporter de l’abrogation de l’Obamacare. Mais cette fois-ci, Trump est satisfait.





Les sénateurs démocrates, non, et ils le disent, comme Chuck Schumer, leader de la minorité démocrate au Sénat :

Avec cette loi, les sénateurs républicains proposent de ruiner le planning familial, de couper drastiquement Medicaid qui aide les familles de classe moyenne pour les maisons de retraite de leurs bien-aimés, et ils envoient ces dollars directement aux gens les plus riches d’Amérique.

Les Républicains, qui ont une courte majorité au sénat, sont de toutes façons encore divisés.
L’arbitre pourrait bien être le Bureau du budget du Congrès (CBO), qui doit estimer la semaine prochaine le nombre de personnes risquant de perdre leur couverture santé à cause de la réforme.
Il avait estimé que 51 millions de personnes de moins de 65 ans, sur 280 millions, vivraient sans couverture santé en 2026, si la loi de la Chambre était adoptée. Elles sont 28 millions aujourd’hui.

Un retour en arrière est inacceptable pour les modérés.