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Déclamer librement du Shakespeare à Mossoul. Pour Aya Kassem, c’est tout simplement revivre. Dans son école d’art, les cours ont enfin repris. La jeune étudiante apprend actuellement “Hamlet” sous l’oeil exigeant de son professeur. L‘établissement est situé dans la partie Est de la ville, reconquise par les forces irakiennes en janvier dernier. Durant deux ans et demi, l’Etat islamique a régné en maître ici.

“Nous sommes restés à la maison presque trois ans, se lamente Aya. Et ils n’ouvraient pas les espace public, ils ne nous laissaient pas aller à l‘école. D’ailleurs même si on était venu, personne n’aurait reconnu notre formation. Mais de toutes façons, il n’y avait pas de professeurs. Nous sommes désolés, tellement désolés d’avoir perdu ces trois ans.”

L‘école a partiellement été détruite par un raid aérien. Mais ici comme dans le reste de la partie dite “libérée” de Mossoul, la vie reprend ses droits malgré l’immense travail de reconstruction qui s’annonce. Dans la vieille ville pourtant, au-delà du fleuve, les combats continuent de faire rage dans le dernier carré tenu par les djihadistes. En témoignent les colonnes de fumée que l’on aperçoit depuis cette rive. Un rappel de la précarité de cette quiétude retrouvée.

A l’Ouest, environ 200 combattants de l’Etat islamique seraient toujours retranchés dans les maisons et les caves tandis que les forces spéciales irakiennes progressent pas à pas dans cette dernière poche de résistance d’un demi-kilomètre carré.