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Brésil : une commission s'oppose au procès de Temer

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Brésil : une commission s'oppose au procès de Temer

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La commission parlementaire chargée d‘étudier une mise en accusation du président brésilien pour corruption passive a voté jeudi contre l’ouverture d’un procès qui coûterait son mandat à Michel Temer, prenant le contre-pied du rapporteur. Non contraignant, le vote de la Commission Constitution et Justice (CCJ), par 40 voix contre 25, intervient avant que l’ensemble des députés ne prenne la décision finale en séance plénière dans les prochains jours. Lundi, le rapporteur de la commission Sergio Zveiter avait émis un avis favorable à la mise en accusation du chef de l’Etat. “Nous disposons d’indices sérieux et suffisants” pour approuver la mise en accusation, avait-il affirmé. Le suspense sur le sort de M. Temer, qui retrouve un peu de marge de manœuvre, reste donc entier. Pour que la procédure suive son cours, les deux tiers au moins des députés doivent approuver le renvoi de la mise en accusation vers la Cour suprême, qui décidera si le président doit être inculpé. En cas d’inculpation, il sera écarté du pouvoir pour six mois.

Cela représenterait le deuxième changement brutal à la tête de l’Etat en un peu plus d’un an au Brésil, après la destitution pour maquillage de comptes publics de Dilma Rousseff, dont Michel Temer était le vice-président. Le chef de l’Etat est en pleine tourmente depuis qu’a été rendu public, il y a bientôt trois mois, un enregistrement dans lequel il semble donner son accord pour acheter le silence d’un député aujourd’hui en prison. Depuis, les appels à la démission se sont multipliés, mais M. Temer s’est montré imperturbable et déterminé à rester au pouvoir, malgré une cote de popularité qui a plongé à 7%.

Le président est accusé d’avoir été le destinataire de 500.000 réais (environ 133.000 euros) de pots-de-vin de la part du géant de la viande JBS, après que l’un de ses proches collaborateurs a été filmé en train de recevoir une valise pleine de billets.

Avec AFP