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Ces Vénézuéliens qui fuient leur pays de peur du pire


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Ces Vénézuéliens qui fuient leur pays de peur du pire

Face à la crise que vit leur pays, des dizaines de milliers de Vénézuéliens inquiets et désemparés traversent la frontière colombienne. Objectif : se réapprovisionner ou émigrer…
Les autorités colombiennes ont noté une hausse de 5 % des arrivées ces derniers jours, 50 000 vénézuéliens entrent en moyenne et 25 000 ressortent.

Wiljeis Mendoza, 22 ans, vient de Barquisimeto :

Cela me fait peur. Je dois accoucher en décembre. Et j’ai peur d’arriver au terme de ma grossesse et qu’il n’y ait plus de médicament, d’antibiotiques, tout ce dont un bébé a besoin, et si quelque chose se passe et que je n’ai rien pour lui ? Alors nous nous sommes dit que nous allions venir ici. Mon mari va chercher un travail, nous chercherons un endroit où vivre, on va voir si on peut s’installer et si je peux accoucher ici.

A l’approche de l‘élection de l’Assemblée constituante prévue ce dimanche, avec l’amplification de la mobilisation, les grèves, la plupart craignent que la situation empire encore dans leur pays, comme Angelica Pino, 28 ans, de Caracas :

Nous avions déjà décidé de partir aujourd’hui, peu importe ce qu’on quitte, nous ne savons pas ce qui va se passer. Nous avons entendu beaucoup de rumeurs et s’ils approuvent l’assemblée constituante, ils pourraient fermer la frontière, nous ne savons vraiment pas ce qui peut se passer et sans doute que beaucoup de gens, comme moi, pensent quitter le pays avant dimanche.

Selon les autorités colombiennes, entre 300 et 350 000 Vénézuéliens vivent déjà en Colombie, dont près de la moitié illégalement. Une crise migratoire est en cours et concerne toute l’Amérique latine. Beaucoup ne sont que de passage ici et visent le Pérou, le Brésil, le Mexique ou encore le Panama.



Avec AP et Reuters