DERNIERE MINUTE

Au Kenya, le dépouillement des bulletins a commencé ce mardi soir aussitôt après la fermeture des bureaux de vote. Près de 20 millions d‘électeurs étaient appelés aux urnes pour choisir leur président parmi les huit candidats en lice, mais le scrutin se résumait en fait à un duel entre le sortant Uhuru Kenyatta et son opposant, le vétéran Raila Odinga, candidat à la magistrature suprême pour la quatrième fois.

Dix ans après les violences qui avaient secoué le pays suite à des accusations de fraudes, aucun incident notable n’a été déploré. La commission électorale dispose maintenant de sept jours pour annoncer les résultats, et les observateurs européens préviennent qu’ils resteront vigilants.

Marietje Schaake, responsable de la mission d’observation de l’Union européenne : “Nous avons 130 observateurs dans tout le pays. Et ensemble, nous pouvons nous faire une idée de ce qui s’est passé ici à Nairobi, et dans d’autres régions du pays. Cela fait partie de notre mission d’observation à plus long terme, qui inclut la campagne électorale et le jour des élections, mais aussi le dépouillement et les jours suivant le scrutin, qui sont également un élément important du processus.”

La participation semble avoir été massive, si l’on en juge par les interminables files d’attente qui se sont constituées dès les premières heures du jour devant les 41.000 bureaux de vote. Les Kényans devaient aussi élire leurs députés, leurs sénateurs, leurs gouverneurs et leurs représentants locaux.