DERNIERE MINUTE

Merkel en quête de partenaires pour gouverner

Certes, Angela Merkel conserve les clés du pouvoir, mais pour pouvoir gouverner, la chancelière allemande va devoir trouver plusieurs partenaires de coalition.

Vous lisez:

Merkel en quête de partenaires pour gouverner

Taille du texte Aa Aa

C’est une victoire au goût amer pour les conservateurs allemands… La CDU d’Angela Merkel a obtenu 33 % des suffrages lors des législatives, soit son plus mauvais score depuis 1949. Quasiment dix points de moins par rapport au précédent scrutin, il y a quatre ans.

Certes, Angela Merkel conserve les clés du pouvoir, mais pour gouverner, elle va devoir trouver plusieurs partenaires de coalition :

_“Nous allons bien évidemment chercher à discuter, aussi bien avec les libéraux du FDP, qu’avec les Verts, et j’ajouterais aussi le SPD, car il est important, je crois, que l’Allemagne se dote d’un gouvernement fort et stable. J’ai entendu les déclarations du SPD, mais nous devons malgré tout rester en contact”, a indiqué ce mardi la chancelière allemande.

Grand perdant de la soirée électorale, Martin Schulz, le leader du SPD, a, lui, d’ores et déjà exclu de gouverner à nouveau avec les conservateurs. Le SPD, qui perd 40 sièges au Bundestag, rejoint les bancs de l’opposition et veut entamer son renouveau : “Une défaite aussi amère nécessite une complète rénovation”, a déclaré l’ex-président du Parlement européen.

Sans le soutien des sociaux-démocrates, c’est donc naturellement vers les libéraux que la chancelière allemande va devoir se tourner. Avec près de 11 % des voix, le FDP, ancien partenaire de coalition des conservateurs, fait son grand retour au Parlement. La chancelière va également chercher l’appui des “Verts”, en légère progression avec près de 9 % des voix. Le leader du parti, Cem Özdemir, a fixé une priorité : la lutte contre le nationalisme :
“Le compas du prochain gouvernement doit s’orienter vers l’Europe, et non pas vers le populisme. C’est notre mission, après cette élection.

La difficulté pour la chancelière sera d’aplanir les divergences entre les partenaires potentiels de la future coalition. Des divergences parfois profondes, notamment en matière d’Europe ou d’environnement. Les tractations pourraient durer plusieurs semaines.