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Catalogne : la diplomatie catalane prend l'Europe à partie

L'Espagne est accusée, par la diplomatie catalane, de détenir des "prisonniers politiques".

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Catalogne : la diplomatie catalane prend l'Europe à partie

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Pour défendre l’indépendance catalane, le délégué aux Affaires étrangères de la tumultueuse Généralité, joue la carte de l’indignation. En visite officielle à Bruxelles, Raul Romeva a choisi de prendre les institutions européennes à partie : “Il y a aujourd’hui des prisonniers politiques au sein de l’Union européenne : ce qu’il se passe maintenant en Catalogne aura, sur le long terme, des effets sur tous les pays d’Europe, sur leur économie, mais surtout, sur la crédibilité de l’Union”, a-t-il déclaré.

Au cœur de la discorde, deux hommes : Jordi Sanchez, et Jordi Cuixart, deux militants de la cause catalane. Accusés de « sédition » par la justice espagnole, ils encourent jusqu’à 10 ans de prison. Figures politiques très populaires en Catalogne, leur sort a vivement ému les Catalans. Mardi, 200 000 indépendantistes sont sortis dans les rues de Barcelone.

Le leader de l’opposition espagnole, Pedro Sanchez, était lui aussi à Bruxelles. Pour lui, pas question de parler de « prisonniers politiques » : “Sur cette question, il y a des hommes politiques en prison, car ils n’ont pas respecté la loi et l’ont même violé”.

Pendant sa visite à Bruxelles, Pedro Sanchez a également indiqué que le président catalan avait deux options pour éviter l’application de l’article 155 : refuser de déclarer l’indépendance, ou convoquer des élections anticipées.