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Contrôle des frontières européennes : un système à 480 millions d'euros

Les eurodéputés ont donné le feu vert à un système de contrôle d'entrées et de sorties.

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Contrôle des frontières européennes : un système à 480 millions d'euros

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D’ici trois ans, tous les non-européens qui entreront dans l’espace Schengen devront désormais montrer patte-blanche. Mercredi, les députés européens ont adopté la création d’un gigantesque fichier informatique unifié. Ce dernier *recensera les noms, numéros de passeport, les empreintes digitales et les photos*de toutes les voyageurs qu’ils soient soumis ou non à un visa.


Dimitris Avramopoulos, commissaire européen chargé des migrations : “Les principaux objectifs sont d’améliorer la gestion des frontières extérieures, de prévenir l’immigration irrégulière et de faciliter la gestion des flux migratoires”.

Le nouveau système d’entrée et de sortie devrait devenir opérationnel d’ici 2020. Il remplacera l’apposition manuelle de cachets sur les passeports.
Le rapporteur de ce projet au Parlement européen, le député conservateur espagnol Agustín Díaz de Mera García Consuegra, estime par ailleurs que ce système permettra de mieux détecter les criminels aux multiples fausses identités, comme ce fut le cas du terroriste du marché de Noël de Berlin.

Mais ce nouveau système inquiète de nombreux eurodéputés et diverses ONG.

Angelika Mlinar, eurodéputée libérale (Autriche) : “Cette législation a un gros impact sur les droits fondamentaux pour les personnes voyageant vers l’Europe en ce qui concerne notamment la durée d’enregistrement de leurs données personnelles.”

Ce nouveau fichier informatique européen pourrait coûter près de “500 millions d’euros”: http://europa.eu/rapid/press-release_MEMO-16-1249_en.htm.
L’extension des fichiers existants et notamment celui du système SIS (informations Schengen) à la disposition des polices européennes n’a pas été un bon souvenir pour les eurodéputés : SIS II aura coûté quelque 500 millions d’euros à la fin du projet (189 millions d’euros pour le système européen et plus de 330 millions d’euros pour les systèmes nationaux). Soit huit fois plus que le budget initial. Cette dérive avait d’ailleurs été épinglée par la Cour des comptes européenne.

Pour être définitivement adopté ce projet doit encore être négocié avec les Etats membres de l’Union européenne.

Avec Agences