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Atrocités sur Twitter : Marine Le Pen n'a plus d'immunité parlementaire

L'Assemblée nationale retire l'immunité parlementaire à la députée Marine Le Pen. Trois photos diffusées sur Twitter risquent de lui coûter cher.

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Atrocités sur Twitter : Marine Le Pen n'a plus d'immunité parlementaire

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Marine Le Pen vient de perdre son immunité parlementaire : le bureau de l’Assemblée nationale, la plus haute instance collégiale du Parlement français, lui a retiré ce mercredi, répondant ainsi positivement à une demande de la justice. La députée d’extrême droite, présidente du Front national, est poursuivie pour avoir diffusé sur le réseau social Twitter trois photographies d’exécutions atroces perpétrées par le groupe Etat islamique.

Protégé par l’immunité, un parlementaire ne peut normalement être arrêté ou subir une autre restriction de liberté sans l’aval du bureau de l’Assemblée, qui est composé de 22 députés en tout. Désormais, un “mandat d’amener” peut être délivré contre Marine Le Pen, et cette dernière sera obligée de se rendre aux convocations des juges.


Trois photos qui pourraient coûter trois ans de prison

Selon le Code pénal en France, diffuser un message “à caractère violent, incitant au terrorisme, pornographique ou de nature à porter gravement atteinte à la dignité humaine”, si ce message peut être vu par un mineur, peut entraîner une peine de trois ans de prison et 75 000 euros d’amende.

La dirigeante du Front national avait publié sur Twitter les photos d’un prisonnier du groupe Etat islamique, en combinaison orange, écrasé par un char, d’un autre détenu en train de brûler vif dans une cage, enfin d’une victime des jihadistes décapitée, avec sa tête posée sur le dos. L’un de ces clichés montrait le corps de l’otage américain James Foley, et sa famille, déjà éprouvée, avait bien évidemment été particulièrement choquée par cette exposition macabre.

Et c’est aussi sur son compte Twitter que Marine Le Pen a livré sa première réaction à la levée de son immunité parlementaire :



“La liberté d’expression et de dénonciation, qui est consubstantielle au rôle de député, est morte avec cette décision de basse politique politicienne”, a également déclaré la députée du FN.