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L'appel de Mariano Rajoy aux électeurs catalans

En visite en Catalogne, le chef du gouvernement espagnol a appelé "la majorité silencieuse" à se mobiliser.

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L'appel de Mariano Rajoy aux électeurs catalans

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Le chef du gouvernement espagnol a effectué ce dimanche sa première visite en Catalogne depuis la mise sous tutelle de la région.

Mariano Rajoy est venu apporter son soutien au candidat de sa formation, le Parti populaire, aux élections régionales anticipées du 21 décembre.

Dans un hôtel de la gare de Barcelone, il a demandé aux entreprises de ne pas quitter la Catalogne et il a appelé “la majorité silencieuse” à se mobiliser.

Mariano Rajoy : “Nous voulons un taux de participation massif lors de l‘élection du 21 décembre afin qu’une nouvelle étape politique puisse être mise en mouvement, apportant la paix, la normalité, la coexistence, le respect des règles du jeu et aussi le retour à la croissance économique.”


Lors du dernier scrutin régional, le Parti populaire n’a obtenu que 8,5% des suffrages.

Les militants misent cette fois sur une entente avec le parti libéral Ciudadanos, lui aussi opposé à la sécession de la Catalogne.

“Avec les autres partis opposés à la sécession”, dit cet homme, “nous pourrions obtenir un résultat qui nous permette de sortir du chemin menant à l’indépendance, qui à notre avis n’a aucun sens et qui serait un échec complet pour la Catalogne.”

“Nous avons vraiment mal vécu cette période”, joute cette femme, “que nous soyons pro ou anti-indépendantistes. Mais je pense qu’au 21e siècle, nous devons faire tout notre possible pour ce vote et ensuite nous verrons bien ce qui arrivera.”

Ce meeting du Parti populaire s’est déroulé au lendemain de la manifestation monstre qui a rassemblé 750.000 personnes dans les rues de Barcelone, selon des chiffres de la police municipale.

Ils étaient beaucoup moins nombreux – quelques centaines – à Bruxelles ce dimanche pour réclamer eux aussi la libération des dirigeants séparatistes placés en détention et poursuivis pour “rébellion et sédition”.

Ils ont également demandé à l’Union européenne, qui s’est rangée du côté de Madrid depuis le début de la crise, de “défendre la démocratie”.