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De nouvelles violences à Bruxelles

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De nouvelles violences à Bruxelles

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Quatre personnes vont être présentées devant la justice après des violences en marge d'une manifestation samedi après-midi à Bruxelles, qui ont à nouveau nourri la polémique sur la sécurité dans la capitale et la manière dont la police locale y gère les rassemblements de foule.

Les forces de l'ordre, mobilisées en nombre, ont procédé à 71 arrestations après ces heurts, qui ont fait un blessé parmi les policiers. Après vérifications, trois mineurs et un majeur ont été "mis à disposition" de la justice belge, a exliqué Ine Van Wymersch, porte-parole du parquet de Bruxelles.

Plusieurs faits leur sont reprochés, de la tentative de vol avec effraction jusqu'à dégradations, coups et blessures et port d'armes par destination.

Un policier était toujours à l'hôpital dimanche pour une "fracture du crâne" après avoir reçu un projectile à la tête. Ses jours n'étaient pas en danger selon la porte-parole. Le parquet envisage de demander un mandat d'arrêt contre l'individu majeur, a-t-elle précisé.

Au moins trois magasins ont été pris pour cibles par des casseurs, plusieurs véhicules ainsi que du matériel de signalisation, samedi après-midi en plein cœur du quartier Louise, commerçant et très fréquenté le week-end.

Un groupe d'une trentaine de personnes s'est détaché d'une manifestation contre l'esclavage en Libye qui touchait à sa fin et a commencé à s'attaquer à des boutiques, selon la police.

C'est la troisième fois que des violences éclatent en plein Bruxelles en deux semaines. Le 15 novembre, un rassemblement non autorisé organisé par une jeune star des réseaux sociaux avait dégénéré quand la police avait tenté de le disperser. Quatre adolescents avaient fini devant la justice. Et quatre jours plus tôt, des violences avaient marqué la qualification du Maroc pour la prochaine Coupe du monde de football.

Ces incidents ont déclenché une polémique sur la sécurité dans la capitale et la manière dont la police locale y gère les rassemblements de foule.

"La tolérance zéro est d'application contre ces jeunes qui détruisent la propriété d'autrui", a assuré sur Twitter le ministre de l'Intérieur belge Jan Jambon.

Avec agence (AFP)