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Le "darknet" dans le viseur de l'Union européenne

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Le "darknet" dans le viseur de l'Union européenne

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On l’appelle le “darknet”, la face cachée d’Internet, accessible uniquement par des logiciels spécifiques. Cette zone cachée garantit l’anonymat pour les vendeurs et les acheteurs de drogue, permettant au trafic en ligne de proliférer rapidement. L’Observatoire européen des drogues tire la sonnette d’alarme.
Ce business représenterait 80 millions d’euros chaque année en Europe. Selon l’agence européenne, entre 2011 et 2015, l’Allemagne, le Royaume-Uni et les Pays-Bas étaient les trois pays comptant le plus de vendeurs de drogues sur le “darknet”. Les substances vendues sont surtout des emphétamines et de la MDMA.

“Ce que nous ignorons, c’est le chemin par lequel ces grandes quantités de drogue vendues sur Internet parviennent à l’acheteur, explique Teodora Groshkova. Sont-elles distribuées en ligne sur ces marchés cachés ou sont-elles tranférées et apportées ensuite dans la rue ?”

En juillet, une opération de police américano-néerlandaise a conduit à la fermeture d’Alphabay et Hansa, deux des principaux marchés du “darknet”. Mais on estime qu’une quinzaine de supermachés de la drogue en ligne sévissent encore.