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Procès pour violation de l'embargo iranien : la riposte d'Ankara

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Procès pour violation de l'embargo iranien : la riposte d'Ankara

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Le parquet turc a saisi les avoirs du témoin-clé du procès sur le contournement des sanctions visant Téhéran, qui se tient en ce moment à New-York. Reza Zarrab, l'homme d'affaires turco-iranien, arrêté l'an dernier, a accusé ce jeudi le Président turc Recep Tayyip Erdogan d'avoir été décisionnaire dans ce montage complexe. Des affirmations que certains habitants d'Istanbul voient comme une attaque politique, à l'instar de Mehmet Bozkurt.

"Je ne crois pas que les ingérences américaines soient fondées légalement", dit-il. "C'est une sanction économique, une façon de réprimer la Turquie. Leur but est de faire plier notre économie. Ils ne veulent pas que la Turquie se développe".

"Ce que fait Zarrab, ce n'est pas bien", lance un autre homme, Cafer Damsa". Je pense que c'est une manigance, une conspiration des Etats-Unis. Ce qu'il fait nuit à la Turquie. C'est un espion qui œuvre pour le compte des Etats-Unis".

Selon Reza Zarrab, le Président turc Recep Tayyip Erdogan, comme l'ex-ministre du Trésor Ali Babacan, aurait donné des instructions pour que deux établissements bancaires prennent part au système de blanchiment de revenus issus des ventes de pétrole et de gaz iraniens, et rejoignent le montage articulé autour de la banque d'état Halkbank.

En 2013, ces révélations avaient conduit à une vague d'interpellations et au limogeage de quatre membres du gouvernement, dont l'ancien ministre de l'Économie, Zaref Caglayan et celui des affaires européennes Egemen Bagis.