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"Parlons-nous !" : les Etats-Unis invitent Pyongyang à discuter

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"Parlons-nous !" : les Etats-Unis invitent Pyongyang à discuter

"Parlons-nous !" : les Etats-Unis invitent Pyongyang à discuter
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Le geste peut être vu comme une main tendue des Etats-Unis à Kim Jong-Un. 

Le chef de la diplomatie américaine, Rex Tillerson, a invité pour la première fois la Corée du Nord à la table des négociations "sans condition préalable"

Jusqu'ici, les Etats-Unis n'étaient prêts à discuter que de la dénucléarisation de la péninsule coréenne.

"Nous sommes prêts à organiser une première réunion sans conditions préalables. Rencontrons-nous, parlons de la météo si vous voulez, ou discutons pour savoir s'il faut une table carrée ou ronde si c'est ce qui vous fait plaisir", a lancé Rex Tillerson. "Mais au moins voyons-nous face à face et ensuite on pour ra commencer à établir une feuille de route de ce vers quoi nous voudrions aller".

Les Etats-Unis restent cependant déterminés à obtenir par tous les moyens que Pyongyang renonce à l'arme nucléaire, y compris par la force. 

"Ce serait difficile de parler si au milieu de notre discussion vous décidez de tester un autre engin", a ajouté Rex Tillerson. 

Changement de stratégie ?

Par le passé, le secrétaire d'Etat s'est fait publiquement rabrouer par Donald Trump pour avoir évoqué l'existence de "canaux de communication" pour "sonder" les intentions de Kim Jong-Un en vue d'un éventuel dialogue.

"Il perd son temps à négocier", avait tweeté début octobre le président américain.

"Je vais poursuivre nos efforts diplomatiques jusqu'à ce que la première bombe soit lâchée", a ajouté Rex Tillerson, tout en se disant "confiant" dans la réussite de la "campagne de pression" internationale visant à sanctionner et isoler Pyongyang.

"Comme toujours dans la diplomatie", "nous avons une présence militaire forte derrière nous" : "si la Corée du Nord fait de mauvais choix, nous sommes prêts militairement", a-t-il aussi prévenu, estimant que les Etats-Unis ne pouvaient "simplement pas accepter une Corée du Nord dotée de l'arme nucléaire".

Donald Trump a plusieurs fois menacé de "détruire totalement" la Corée du Nord en cas d'attaque de la part du régime de Kim Jong-Un.

Selon le chef de la diplomatie américaine, si les Nord-Coréens ne renoncent pas à leurs ambitions nucléaires, "ils risquent de franchir un seuil à partir duquel nous, les diplomates, ne pourrons plus rien faire". "Si nous franchissons ce seuil, j'aurais échoué. Et je ne veux pas échouer", a insisté Rex Tillerson.

"Eviter la guerre" ou guerre des mots ?

La Corée du Nord a tiré, fin novembre, son dernier missile, capable, selon des experts, d'atteindre le territoire continental américain.

Le secrétaire général adjoint de l'ONU aux Affaires politiques -qui revient d'une visite en Corée du Nord- a déclaré que Pyongyang serait "d'accord pour considérer qu'il est important d'éviter une guerre avec les Etats-Unis".

"Ils ne se sont engagés à rien à ce stade. Je pense qu'ils vont réfléchir à ce que nous leur avons dit avec leur dirigeant", a ajouté Jeffrey Feltman.

Kim Jong-Un a, lui, alimenté la guerre des mots ce mardi en déclarant vouloir faire de son pays "la puissance nucléaire et militaire la plus forte au monde", pour sortir victorieux de "l'épreuve de force" avec les Etats-Unis.

Avec AFP et Reuters.