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La menace djihadiste reste forte au Sahel

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La menace djihadiste reste forte au Sahel

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Ouagadougou est encore sous le choc du double attentat qui a visé vendredi l'état-major des armées burkinabés et l'ambassade de France. Bilan sept morts et plus de 80 blessés dans les rangs des forces de sécurité. Neuf djihadistes ont également été tués.

L'attaque a été revendiquée par un groupement de plusieurs organisations djihadistes opérant au Sahel, baptisé "Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans", dont la création a été rendu publique il y a tout juste un an.

Les explications de Wassim Nasr, journaliste à France 24 et spécialiste des mouvements djihadistes :

"C'est une union de quatre groupes djihadistes au Sahel, qui s'articule sous le commandement d'Iyad Ag Ghali. C'est un personnage touareg très important, très connu, très respecté au niveau local, qui a même été un interlocuteur de la France pour la libération d'otages, et donc ce choix n'est pas du tout anodin pour le mettre à la tête de ce groupe, qui a une allégeance directe à Al Qaida au Maghreb islamique, à Al Qaida central, et même aux talibans."

L'attaque a été revendiquée en représailles à une récente opération militaire française au Mali, qui aboutit selon Paris à la mort d'une trentaine de combattants djihadistes.

La France est présente militairement dans la région dans le cadre de l'opération Barkhane et elle soutient la force conjointe G5 Sahel, destinée à combattre les groupes djihadistes, alors que les attentats terroristes se sont multipliés ces dernières années. Au Burkina Faso, au Mali ou encore en Côte d'Ivoire. À chaque fois, les djihadistes visent des lieux fréquentés par les Occidentaux : hôtels, bars, restaurants, stations balnéaires...