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Héritage Johnny Hallyday : l'album posthume, premier enjeu judiciaire

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Héritage Johnny Hallyday : l'album posthume, premier enjeu judiciaire

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La guerre ouverte au sein de la famille de Johnny Hallyday commence à se régler ce jeudi devant la justice française. Une audience se tient au tribunal de Nanterre, dans les Hauts-de-Seine, en région parisienne; l'instance a été saisie en référé, autrement dit en urgence, par les aînés des enfants. Et ce jeudi, l'examen de ce référé a été renvoyé au jeudi au 30 mars par le tribunal.

Le musicien David Hallyday et sa demi-soeur, la comédienne Laura Smet, réclament des droits sur l'album posthume du chanteur de rock. Et ils posent un ultimatum à la veuve de la star, Laeticia : 48 heures pour qu'elle consente à partager les droits, sinon ils comptent réclamer 10 000 euros par jour de retard.

Cet album, très attendu par les nombreux fans de Johnny Hallyday, sera le 51ème enregistré en studio. Le rockeur s'y consacrait depuis presque un an mais il n'a pas pu l'achever, emporté par un cancer du poumon à 74 ans le 6 décembre dernier. Une dizaine de chansons auraient été enregistrées mais on ne devrait pas pouvoir les entendre de sitôt puisque les règlements de compte sur l'héritage risquent de durer encore longtemps avant une décision judiciaire achevée.

Des droits d'auteur sur environ 1 160 chansons

Laeticia Hallyday, qui ne devrait pas être présente au tribunal de Nanterre, et ses deux petites filles, Jade et Joy, sont les uniques bénéficiaires de l'ensemble du patrimoine et des droits d'auteurs, selon le testament rédigé à Los Angeles, en Californie, où la star possède une luxueuse villa. Mais sept autres personnes physiques ou morales sont également assignées devant le tribunal des référés : la SCI qui détient une maison du chanteur à Marnes-la-Coquette, la Sacem, l'Adami (société qui administre les droits des artistes et musiciens interprètes), et puis les éditions musicales Warner Music France et Warner Chappell Music France, ainsi que Decibel Productions et la société de perception des droits des artistes interprètes.

Chacune des trois résidences de Johnny Hallyday - il faut ajouter celle de Saint-Barthélemy - est estimée de 10 à 15 millions d'euros. Les droits d'auteurs, sans compter encore ceux de l'album posthume, sont très importants car l'artiste en bénéficie sur près de 1 160 chansons. Sans oublier les motos et les voitures de luxe qu'il aimait collectionner. David Hallyday et Laura Smet aimeraient aussi obtenir devant la justice un gel provisoire de l'ensemble du patrimoine.