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Egypte : Abdel Fattah al-Sissi réélu président avec 97,08 % des suffrages

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Egypte : Abdel Fattah al-Sissi réélu président avec 97,08 % des suffrages

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Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a été réélu pour un second mandat avec 97,08 % des suffrages validés, soit près de 22 millions de voix, a annoncé lundi l'Autorité nationale des élections.

Le taux de participation, unique enjeu de ce scrutin sans compétition véritable, a été de 41,5 %, a par ailleurs précisé Lachine Ibrahim, président de l'Autorité dans une conférence de presse.

Les Égyptiens avaient été appelés aux urnes du 26 au 28 mars dernier. La presse pro-gouvernementale avait déjà annoncé le 29 mars la victoire du président sortant Abdel Fattah Al-Sissi avant même la proclamation des résultats officiels.

Et en Egypte, même les professeurs de sciences politique lui tirent leur chapeau.

"Avec cette élection, le président al-Sissi voulait réaffirmer sa légitimité sur le plan intérieur mais aussi extérieur, commente Said Sadek de l'université américaine du Caire. Il voulait que la communauté internationale continue à soutenir son régime et je pense aussi qu'il voulait montrer que l'opposition - financée par le Qatar et la Turquie - était un échec et qu'elle ne mènerait à rien."

Dans un pays où les libertés individuelles sont mises à rude épreuve, l'homme de la rue commente avec beaucoup de prudence cette réélection.

"J'ai voté pour le président Abdel Fattah al-Sissi parce qu'à mon avis, il est meilleur que l'autre candidat, mais nous espérons surtout que le pays va aller mieux", explique Ahmed.

"Les gens se plaignent des prix élevés des produits alimentaires : le sucre, l'huile etc. J'espère que ça s'améliorera à l'avenir et que le président fera pour le mieux", confie Rania, une jeune femme.

"Je ne suis pas allé voter parce que pour moi l'élection était jouée d'avance, avoue Mohamed, un étudiant. Il est un bon président mais j'ai le sentiment que les choses ne changent pas."

Arrivé au pouvoir après avoir renversé le président islamiste Mohamed Morsi, l'ancien chef de l'armée devra donc s'atteler à relancer une économie en berne, une préoccupation aujourd'hui plus forte que la lutte contre le djihadisme parmi de nombreux Égyptiens.