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Découverte de deux pages inédites du journal d'Anne Franck

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Découverte de deux pages inédites du journal d'Anne Franck

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Anne Franck n'est pas seulement le symbole mondial de l'Holocauste, c'était aussi une adolescente qui se posait beaucoup de questions sur la sexualité. C'est ce que révèle deux pages inédites de son journal intime présentées par la fondation qui porte son nom. Des écrits cachés sous du papier kraft et déchiffrés grâce à un traitement de l'image.

"Elle a beaucoup écrit sur toutes sortes de sujets sensibles et sexuels, mais plus en tant qu'adolescente, en tant que jeune fille de 13 ans. En ce sens, le texte qui a été révélé aujourd'hui n'est pas très différent des autres. Et certains des textes du journal que nous connaissons déjà étaient en fait beaucoup plus explicites que ceux que nous avons révélés aujourd'hui", Ronald Leopold directeur de la Maison d'Anne Franck.

On ignore pourquoi cette dernière avait recouvert les pages avec du papier kraft, mais à plusieurs reprises dans son récit, elle évoque la crainte que d'autres puissent lire ses écrits.Le 3 octobre 1942, elle écrit ainsi: "Papa grogne à nouveau et menace de me prendre mon journal. Horreur des horreurs, à partir de maintenant, je vais le cacher".

Dans ces lignes, l'adolescente juive évoque l'éducation sexuelle et les prostituées, écrit des blagues salaces et dit ne pas comprendre pourquoi les adultes étaient si discrets sur le sujet.

Anne Franck avait "glané des informations sur le sujet de la sexualité auprès de ses parents, surtout de son père, de son amie Jacqueline et aussi dans des livres", a détaillé la fondation.

En rendant publique ces pages, la maison Anne Franck entend mettre en avant la jeune fille qu'elle était, morte à 15 ans dans un camp de concentration. "Ces textes ramènent au premier plan la curieuse et, à plusieurs égards, précoce adolescente".

Anne Franck et sa famille se sont cachées à Amsterdam au cours de la Seconde Guerre mondiale. En 1942, la famille Frank s'était réfugiée dans une annexe secrète d'un bâtiment appartenant à la société du père afin d'échapper aux Nazis.

L'adolescente y avait rédigé son journal, devenu l'un des récits emblématiques de l'Occupation, jusqu'à l'arrestation et la déportation de la famille en 1944.

avec AFP