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Ligue 1: le rêve américain fait long feu à Saint-Étienne

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Ligue 1: le rêve américain fait long feu à Saint-Étienne

Ligue 1: le rêve américain fait long feu à Saint-Étienne
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Annoncé en fanfare il y a dix jours, le rachat de l'AS Saint-Etienne par des investisseurs américains, qui promettaient déjà aux Verts une nouvelle épopée, a tourné court. Un coup porté aux ambitions de l'ASSE, même s'il n'y a pas péril en la demeure. Les négociations "exclusives" engagées - pour un montant non divulgué - par les actuels propriétaires, les dirigeants Roland Romeyer et Bernard Caïazzo, avec le fonds d'investissement PEAK6, basé à Chicago et déjà présent dans le football européen (c'est un actionnaire minoritaire de l'AS Rome notamment), ont été rompues jeudi soir à la veille de l'échéance. L'avenir de l'AS Saint-Étienne semblait tout tracé pourtant le 15 mai. "L'ASSE est l'un des plus grands clubs français, avec une histoire prestigieuse et des valeurs fortes. Nous sommes impatients de contribuer à de nouveaux succès", assurait alors Jérôme de Bontin lors d'une visite au centre d'entraînement dans le Forez. Cet éphémère président de l'AS Monaco (avril 2008- février 2009), ancien directeur général des New York Red Bulls (2012-2014), était voué à présider aux destinées stéphanoises. Caïazzo et Romeyer se targuaient eux de l'exemple de l'Olympique de Marseille, passé sous pavillon américain l'an dernier avec l'arrivée de l'investisseur Franck McCourt et finaliste de l'Europa League cette saison, pour justifier leur choix. Mais changement d'ambiance: la direction stéphanoise dénonce aujourd'hui "un problème de bonne foi", "des engagements non tenus", "des valeurs historiques (...) pas respectées", en excluant toute prolongation des discussions. Un couac, assurément, cinq mois après l'annonce par Caïazzo et Romeyer de leur volonté de céder tout ou partie de leurs parts au capital du club - qu'ils détiennent en majorité - sur fond d'usure du pouvoir de Romeyer, 72 ans, qui préside le directoire. - Endettement - Il ne semble plus y avoir urgence en la matière. "La vente peut se faire rapidement ou dans un an dans la mesure où, compte tenu de sa solidité financière, l'ASSE n'est pas dans l'obligation de vendre", temporisait dès jeudi soir Caïazzo, âgé de 64 ans et président du conseil de surveillance, sur l'antenne d'Infosport Plus. L'avenir immédiat du club n'est en effet pas menacé car il a de quoi s'engager dans la prochaine saison sans crainte financière. Reste que sa mise en vente visait à lui donner de nouveaux moyens et de nouvelles ambitions, qui finalement n'ont pas été au rendez-vous. "Les investissements prévus par PEAK6 ne correspondent pas aux engagements pris de faire de l'ASSE un club pérenne et ambitieux", a regretté la direction qui avait précédemment écarté la piste d'investisseurs locaux pour le même motif. Va-t-elle chercher un nouveau repreneur ? Chat échaudé craint l'eau froide, d'autant que Romeyer, entrepreneur local, a une lourde responsabilité vis-à-vis des supporters qui pèsent beaucoup autour du club. Une cession mal étudiée et qui n'aurait pas les effets escomptés - augmenter la surface financière et améliorer les résultats - pourrait lui coûter cher. Pour augmenter un budget qui plafonne depuis plusieurs saisons à 70 millions d'euros - montant insuffisant désormais pour accéder au Top 5 de la Ligue 1, dont l'ASSE a terminé 7e cette année - la solution pourrait passer par l'endettement. Cela permettrait de conserver les joueurs (Debuchy, M'Vila) qui ont contribué au redressement sportif des Verts en seconde partie de saison - ils étaient encore 16e au soir de la 23e journée. Et de valoriser l'effectif en vue d'une meilleure vente future. Après dix jours de perdus, l'heure est désormais à la préparation de la prochaine saison pour les dirigeants de l'ASSE, qui devraient confirmer Jean-Louis Gasset (64 ans) comme entraîneur alors que les investisseurs américains semblaient vouloir s'en séparer. L'entraînement reprendra lui le 29 juin.
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