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Rugby: en Angleterre le torchon brûle entre les clubs et le sélectionneur Eddie Jones

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Rugby: en Angleterre le torchon brûle entre les clubs et le sélectionneur Eddie Jones

Rugby: en Angleterre le torchon brûle entre les clubs et le sélectionneur Eddie Jones
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La dispute entre les clubs anglais et le sélectionneur Eddie Jones au sujet des blessures lors des rassemblements du XV de la Rose, a pris de l'ampleur vendredi, alors que la Premiership et le club de Bath ont demandé un examen des méthodes de l'Australien. Depuis l'arrivée de Jones à la suite de la Coupe du monde 2015, le nombre de blessés sérieux pendant les camps d'entraînement de l'Angleterre est passé à 15, le centre de Worcester Ben Te'o (opéré à une cuisse) étant la dernière victime. Alors que l'Angleterre s'apprête à décoller samedi pour l'Afrique du Sud pour une tournée de trois matches, le propriétaire de Bath Bruce Craig a accusé Jones de "cynisme" et réclamé une analyse de ses méthodes. Bath a payé un lourd tribut à l'équipe d'Angleterre avec cinq blessés graves, dont le dernier, le pilier Beno Obano, mis sur la touche pendant un an suite à une grave blessure au genou et aux ischio-jambiers. Depuis l'arrivée de Jones, outre Obano, Bath a aussi perdu pour plusieurs mois Dave Attwood (cartilage du genou), Tom Ellis (rupture ligaments genou), Sam Underhill (rupture tendon pied), Anthony Watson (fracture mâchoire), tous blessés lors des stages du XV de la Rose. "Si son jugement selon lequel 15 blessures graves à l'entraînement avec l'Angleterre et une blessure mettant fin à la carrière de Sam Jones est acceptable et ne justifie pas une explication, des excuses ou une analyse plus approfondie, alors c'est un problème", s'est ému Craig dans le Times. - Blessure... au judo - Fin mars, le flanker des Wasps Sam Jones avait mis un terme à sa carrière à 26 ans, à la suite d'une grave blessure à la cheville subie lors d'une séance de judo avec le XV de la Rose. "L'affaire sera portée devant le prochain Conseil du rugby professionnel (PGB, qui réunit Ligue, Fédération et syndicat des joueurs, NDLR) et les clubs auront leur mot à dire sur ce qui est acceptable dans le contexte de la charge de travail de nos joueurs tout au long de l'année", a insisté le propriétaire de Bath. "M. Jones semble également négliger le fait que les joueurs ne sont pas sous contrat avec la Fédération et qu'ils sont libérés de bonne grâce pour l'Angleterre, étant entendu que les clubs estiment qu'ils seront traités de manière raisonnable", a-t-il ajouté. Craig s'était plaint plus tôt dans la semaine du nombre de blessures "totalement inacceptable" avec la sélection. La réponse de Jones avait été cinglante: "Je ne pense pas que quiconque dans un club a le droit de dire à un sélectionneur comment entraîner une équipe de test match." De son côté, Mark McCafferty, le patron de la Premiership, a estimé que la relation entre le club et la sélection "se heurtait à une obstacle". "Nous devrions être en mesure de commencer à réduire le taux de blessures à l'entraînement. L'institution qui est chargée de faire cela est le PGB, qui se réunira de nouveau en juin", a expliqué le patron du Championnat d'Angleterre, qui s'est dit préoccupé par le nombre de blessures à l'entraînement, aussi bien en clubs qu'en sélection. Selon la Fédération anglaise, un tiers des blessures des joueurs interviennent à l'entraînement. Un audit, publié en mars et commandé conjointement par la Fédération et la Premiership Rugby, a montré que la gravité des blessures subies lors des camps d'entraînement du XV de la Rose a considérablement augmenté au cours de la première saison de Jones. Il a montré que le "fardeau des blessures", qui tient compte de leur fréquence et de leur gravité, a plus que doublé au cours de la saison 2016-2017, par rapport à la campagne précédente.
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