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Mondial-2018: la fièvre latina s'empare de Moscou

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Mondial-2018: la fièvre latina s'empare de Moscou

Mondial-2018: la fièvre latina s'empare de Moscou
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Des chants péruviens, mexicains ou argentins sous les coupoles des basiliques orthodoxes autour de la place Rouge... Les dizaines de milliers de supporters d'Amérique latine qui ont afflué pour le Mondial de foot assurent l'ambiance dans les rues de Moscou. L'espagnol, qui se faisait rarement jusqu'ici entendre dans les rues moscovites, est devenue la langue étrangère la plus parlée dans le centre-ville. En force, les supporters d'Amérique du Sud et centrale chantent et dansent autour de la place Rouge, avec les Moscovites qui prennent des selfies avec eux et se risquent parfois à entamer des chansons péruviennes et colombiennes. Les supporteurs péruviens, vêtus de blanc et rouge, sont les plus sollicités en raison de leurs chapeaux traditionnels. - 36 ans d'attente - La FIFA a vendu environ 43.000 billets aux supporters au Pérou, qui s'était qualifié pour le Mondial pour la première fois depuis la Coupe du monde de 1982 en Espagne. "On attendait depuis 36 ans. C'est très émotionnel pour nous", assure Elizabeth Pitchilingue, une Péruvienne de 38 ans, qui réside actuellement en Hongrie. Des familles péruviennes en provenance de différents coins du monde se sont réunies à Moscou pour regarder l'équipe de leur pays jouer pendant le Mondial. "Cette équipe est plus proche du peuple que n'importe quelle autre équipe nationale que nous avons eue", affirme pour sa part Jaime Urteaga, un agent immobilier péruvien de 43 ans, qui met en avant le changement de générations dans la sélection nationale. Il raconte avoir acheté ses billets pour la Russie "en une heure" quand le Pérou s'est qualifié pour le Mondial-2018 en novembre dernier. - "Voyage de nos rêves" - Le déplacement en Russie, un voyage de 19 heures, l'hébergement et les billets compris, a coûté aux supporters péruviens entre 5.000 et 7.000 dollars. "Cela fait 36 ans, le budget n'a pas d'importance. C'est le voyage de nos rêves", dit Aaron Torres, chargé de projets de 31 ans. "Je peux devoir travailler pendant un an pour payer cela, mais je m'en souviendrai toujours de ce que je vois ici, ça n'a pas de prix", souligne Renzo Campos, un cuisinier péruvien qui réside aux Etats-Unis. "Le Pérou a une bonne croissance maintenant, et beaucoup de gens ont de l'argent pour aller en Russie", assure de son côté Ivan Mateo, directeur d'entreprise de 40 ans. Les supporters d'autres pays d'Amérique latine qui ont cassé leurs tirelire pour faire le déplacement l'assurent: le spectacle vaut bien des sacrifices. "Au Mexique, le football est si populaire que beaucoup de personnes ont vendu leurs voitures pour venir ici", dit Dulce Gallegos, supporter mexicain de 35 ans. Mario Herrera, urologue venu de Panama, dit avoir payé plus de 4.000 dollars pour voir l'équipe de son pays jouer lors de la Coupe du monde pour la première fois. "Il y avait une soirée dans tout notre pays quand nous nous sommes qualifiés, ces gars (la sélection de Panama) sont nos héros", raconte-t-il. "Nous sommes un petit pays de quatre millions d'habitants, mais je pense que nous allons remplir les stades", ajoute Mario. Alors que parmi les supporters sud-américains, la plus grande rivalité existe entre l'Argentine et le Brésil, tous les fans interrogés par l'AFP sont d'accord pour une chose: l'amour du jeu unit le continent. "Le football, c'est tout dans notre vie", s'exclame Sebastien Vicente, supporteur argentin de 44 ans. "C'est par le football que notre pays s'exprime".
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