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Affaire Epstein : le procès de la "rabatteuse" Ghislaine Maxwell s'est ouvert à New York

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Par euronews  avec AFP
Croquis de Ghislaine Maxwell qui entre dans la salle d'audience au début de son procès, le 29 novembre 2021
Croquis de Ghislaine Maxwell qui entre dans la salle d'audience au début de son procès, le 29 novembre 2021   -   Tous droits réservés  Elizabeth Williams/Copyright 2021 The Associated Press. All rights reserved   -  

Deux ans après le suicide en prison de Jeffrey Epstein, le procès de son ex-compagne Ghislaine Maxwell s'est ouvert à New York ce lundi. Elle est accusée d'avoir joué le rôle de "rabatteuse" dans ce scandale de crimes sexuels.

Entre 1994 et 2004, c'elle qui aurait recrutée des jeunes filles mineures pour les livrer aux abus du milliardaire et de son entourage. Elle-même aurait également participé aux agressions. La Franco-américano-Britannique plaide non coupable. Elle ne devrait pas s'exprimer à l'audience.

Si l'ombre de Jeffrey Epstein sera omniprésente, celles d'autres personnalités le seront également. Ainsi le prince Andrew, fils de la reine Elisabeth II, est la cible d'une plainte distincte pour "agressions sexuelles" déposée par une Américaine, Virginia Giuffre. Les noms de Bill Clinton et Donald Trump pourraient aussi être cités ainsi que l'ex-agent français de mannequins Jean-Luc Brunel.

Ghislaine Maxwell était comme une dealeuse qui apportait sa drogue à Epstein, et sa drogue c'était des jeunes filles
Lisa Bloom
avocate de plusieurs victimes présumées de Jeffrey Epstein

Emprisonnée depuis l'été 2020, Ghislaine Maxwell encourt la prison à vie au terme de débats qui doivent durer six semaines. La défense devrait plaider que les crimes présumés remontent à plus de 20 ans - une psychologue éclairera le tribunal sur le phénomène des "faux souvenirs" - et surtout que Ghislaine Maxwell est jugée en lieu et place du principal protagoniste.

De son côté, l'accusation se fonde sur quatre plaignantes anonymes, dont deux n'avaient que 14 et 15 ans, qui racontent avoir été approchées par des "rabatteuses", dont Mme Maxwell, près de leur école ou à leur travail.