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Au Liban, le président Michel Aoun exhorte le gouvernement à reprendre ses réunions

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Par Laurence Alexandrowicz
Beyrouth, Liban
Beyrouth, Liban   -   Tous droits réservés  AFP   -  

Le Liban va-t-il sortir de l'impasse politique qui enfonce le pays rongé par la crise économique ?

Le président Michel Aoun a appelé à mettre fin aux 11 semaines de paralysie du gouvernement. Il ne s'est pas réuni depuis le 12 octobre, une rupture intervenue moins d'un mois après son arrivée au pouvoir.

Michel Aoun a accusé, sans le citer, le Hezbollah, d'empêcher le gouvernement de se réunir, après que le groupe chiite et ses alliés ont exigé la révocation du juge chargé d'enquêter sur l'explosion au port de Beyrouth.

Cette paralysie des institutions a des conséquences directes sur l'aide internationale. Lors de sa visite la semaine dernière au Liban le secrétaire général de l'ONU a clairement dit que la communauté internationale n'aidera pas le Liban si la classe politique persiste dans ses querelles. Le Premier ministre libanais espère proposer une issue aux Libanais en 2022.

"Nous sommes en contact avec le Fonds monétaire international et nous sommes actuellement en train de travailler, nous finissons parce que vers le 15 janvier nous aurons les premières réunions avec le FMI et passerons en revue tout ce que nous avons fait, a déclaré Najib Mikati, le Premier ministre libanais. Et puis nous continuerons notre travail et ils reviendront, peut-être à la fin du mois ou début février pour finaliser l'accord,et alors nous annoncerons la réalité au peuple libanais."

Les dirigeants libanais doivent prendre d'urgence des mesures pour restaurer la confiance. Les donateurs internationaux n'auraient financé que 11% du plan de réponse de l'ONU de 383 millions de dollars pour le pays.

80% des Libanais vivent en dessous du seuil de pauvreté.