Newsletter Newsletters Events Évènements Podcasts Vidéos Africanews
Loader
Suivez-nous
Publicité

Début des audiences sur les crimes contre l’humanité reprochés à l’ex-président Duterte

Devant la CPI, des manifestants réclament justice pour les victimes du régime Duterte.
Devant la CPI, des manifestants réclament justice pour les victimes du régime Duterte. Tous droits réservés  AP Photo
Tous droits réservés AP Photo
Par Nina Borowski avec agences
Publié le Mis à jour
Partager Discussion
Partager Close Button
Copier/coller le lien embed de la vidéo de l'article : Copy to clipboard Lien copié

La Cour pénale internationale se penche sur le cas de Rodrigo Duterte, l’ancien président philippin accusé de crimes contre l’humanité lors de sa campagne antidrogue.

Rodrigo Duterte a "autorisé des meurtres" et "sélectionné personnellement" certaines des victimes de sa guerre contre la drogue : c'est ce qu'a déclaré ce lundi la Cour pénale internationale, au début des audiences sur un éventuel procès de l'ex-président des Philippines, accusé de crimes contre l'humanité. Au pouvoir entre 2016 et 2022 et arrêté à Manille le 11 mars 2025, il est inculpé de trois chef d'accusation.

PUBLICITÉ
PUBLICITÉ

Le premier concerne sa participation présumée à des exécutions extrajudicaires commises de 2013 à 2016, lorsqu'il était maire de Davao, l'une des principales villes de l'archipel. Celles-ci impliqueraient directement l'Escadron de la mort de Davao, aussi connu sous l'acronyme DDS, un puissant gang criminel qui aurait opéré directement avec l'aval des autorités de l'époque.

"Rodrigo Duterte a autorisé des meurtres et a personnellement sélectionné certaines des cibles. Pendant son mandat de maire, son autorisation était nécessaire pour que la DDS puisse procéder aux exécutions. En substance, les membres de la DDS avaient besoin du feu vert de Duterte pour commettre des meurtres" a déclaré Mame Mandiaye Niang, procureur adjoint de la CPI.

Selon l'avocat de la défense, maître Nicholas Kaufman, Rodrigo Duterte estime que les preuves présentées sont "tout à fait insuffisantes" : "Rodrigo Duterte n'a pas besoin de convaincre le monde de quoi que ce soit, et c'est une chance pour lui compte tenu de son état de santé actuel. Il assume résolument son héritage. Il maintient absolument son innocence."

Les groupes de défense des droits humains rappellent que les exécutions extrajudiciaires liées à la campagne antidrogue de Rodrigo Duterte a conduit à la mort de dizaines de milliers de personnes, pour la plupart pauvres, souvent sans qu'il soit prouvé qu'elles étaient liées au monde de la drogue. L’organisation non gouvernementale Human Rights Watch a qualifié l’audience à venir d'"étape décisive pour garantir la justice aux victimes de la "guerre contre la drogue" aux Philippines".

Cette première audience a permis aux procureurs de présenter leur dossier à la cour. Les juges ont ensuite 60 jours pour décider si les arguments de l'accusation sont suffisamment solides pour justifier le renvoi de l'ancien dirigeant philippin devant les tribunaux.

Accéder aux raccourcis d'accessibilité
Partager Discussion

À découvrir également

Philippines: Rodrigo Duterte gagne une élection municipale depuis sa cellule de la prison de La Haye

Rodrigo Duterte, arrêté pour "crimes contre l’humanité", est arrivé à La Haye

L'ancien président philippin Rodrigo Duterte arrêté pour crime contre l'humanité présumé