Les Bourses européennes ouvrent en hausse mardi matin, suivant l’Asie et Wall Street, alors que la baisse du pétrole nourrit l’espoir que de nouveaux pourparlers États-Unis-Iran mettent fin à la guerre.
Les échanges mardi ont débuté sur fond de grands espoirs de voir la guerre avec l'Iran toucher à sa fin, ce qui a soutenu les principaux marchés boursiers et fait repasser le baril de pétrole sous la barre des 100 dollars.
Les investisseurs restent optimistes quant à une désescalade durable du conflit, désormais entré dans sa septième semaine, alors que les États-Unis et l'Iran envisageraient un deuxième cycle de discussions avant l'expiration, la semaine prochaine, de l'accord de cessez-le-feu temporaire.
L'armée américaine a entamé lundi un blocus des ports iraniens, Washington accentuant ainsi la pression sur Téhéran après des pourparlers de cessez-le-feu tenus ce week-end entre les deux parties, qui se sont achevés sans accord.
Trump a également laissé entendre lundi que les États-Unis restaient disposés à dialoguer avec Téhéran.
« Je peux vous dire que nous avons été appelés par l'autre camp », a-t-il déclaré, sans donner plus de détails.
Les prix du pétrole poursuivaient leur repli mardi après leurs gains précédents.
Le Brent, référence internationale, cédait 0,8 % à 98,62 dollars le baril, vers 8 h (heure d'Europe centrale).
Il avait frôlé les 104 dollars tôt lundi, sur fond d'inquiétudes liées à la guerre en Iran et de progrès limités lors des discussions de cessez-le-feu du week-end.
Le brut américain de référence reculait de 1,7 % tôt mardi, à 97,40 dollars le baril.
Le choc énergétique mondial provoqué par les perturbations du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz, par lequel transite habituellement environ un cinquième du pétrole mondial, a provoqué une flambée des prix des carburants et menace d'alimenter l'inflation dans de nombreux pays et de peser sur la croissance.
Les marchés boursiers guettent les bonnes nouvelles
Les investisseurs se sont vite ressaisis après une première séance morose lundi.
Les marchés européens évoluaient globalement dans le vert mardi matin : le FTSE 100 londonien gagnait 0,3 % peu après l'ouverture, le CAC 40 à Paris progressait de 0,6 % et le DAX à Francfort augmentait de 1,1 %.
En Asie, le Nikkei 225 de Tokyo montait de 2,4 %, tandis que le Kospi sud-coréen bondissait de plus de 3 % pour atteindre 6 004,30 points.
À Hong Kong, le Hang Seng avançait de 0,4 % à 25 759,75 points, tandis que le Shanghai Composite gagnait 0,6 % à 4 010,45 points.
Cela intervient alors que la Chine a annoncé mardi une croissance de ses exportations inférieure aux attentes.
La deuxième économie mondiale a vu ses exportations augmenter de 2,5 % en mars sur un an, un rythme nettement plus lent que les deux mois précédents, alors que les incertitudes liées à la guerre en Iran et à son impact sur les prix de l'énergie et la demande mondiale se sont accentuées.
Les chiffres de mars sont ressortis en deçà des prévisions des analystes et en forte baisse par rapport à la croissance de 21,8 % des exportations enregistrée en janvier et février.
Wall Street a terminé en hausse lundi. Le S&P 500 a gagné 1 %, le Dow Jones Industrial Average a pris 0,6 % et le Nasdaq Composite a progressé de 1,2 %.
Le titre Goldman Sachs a reculé de 1,9 %, malgré des bénéfices trimestriels supérieurs aux attentes pour la banque d'investissement.
Sur les autres marchés, les cours de l'or et de l'argent ont augmenté mardi. L'or gagnait 0,6 % à 4 796,60 dollars (4 219,62 euros) l'once, tandis que l'argent progressait de 1,8 % à 77,05 dollars (67,80 euros) l'once.
Le dollar américain est tombé à 159,08 yens, contre 159,45 yens. L'euro s'échangeait à 1,1766 dollar, contre 1,1759 dollar.