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Plus de 40 pays lancent une coalition pour sécuriser le détroit d'Ormuz après la guerre

Yvette Cooper a accueilli la réunion virtuelle.
Yvette Cooper a accueilli la réunion virtuelle. Tous droits réservés  Leon Neal/2026 Getty Images
Tous droits réservés Leon Neal/2026 Getty Images
Par Jorge Liboreiro
Publié le
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La coalition multinationale poursuivra "la mobilisation collective de l'ensemble de nos outils diplomatiques et économiques" pour permettre une "ouverture sûre et durable" du détroit d'Ormuz, a déclaré le ministre britannique des affaires étrangères.

Plus de 40 pays ont lancé jeudi une coalition visant à garantir le libre passage par le détroit d'Ormuz, une voie maritime essentielle pour les exportations d'énergie, une fois que la guerre entre les États-Unis, Israël et l'Iran aura pris fin.

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Le groupe comprend des pays du monde entier, reflétant ainsi l'impact mondial du choc économique causé par la fermeture de la voie d'eau.

La réunion inaugurale a été accueillie virtuellement par la ministre britannique des Affaires étrangères, Yvette Cooper, et s'est déroulée dans le contexte des pressions croissantes exercées par le président américain Donald Trump sur les alliés européens pour qu'ils contribuent à la réouverture du détroit.

"Nous avons vu l'Iran détourner une route maritime internationale pour prendre en otage l'économie mondiale", a déclaré Yvette Cooper dans son discours d'introduction, mettant en garde contre des perturbations paralysantes sur le gaz, les carburéacteurs, les engrais et le coût global de la vie.

La coalition multinationale, a-t-elle ajouté, poursuivra la "mobilisation collective de l'ensemble de nos outils diplomatiques et économiques" pour permettre une "ouverture sûre et durable" d'Ormuz, qui est actuellement soumis à un système de péage sous le contrôle direct de Téhéran.

Parallèlement, a ajouté Yvette Cooper, les responsables de la planification militaire étudieront les moyens de mobiliser les capacités de défense, notamment en matière de déminage et d'escorte, "une fois que le conflit se sera apaisé".

Les représentants de l'Italie, des Pays-Bas et des Émirats arabes unis (EAU) ont lancé un appel commun en faveur d'un "corridor humanitaire" afin d'assurer le transport des engrais et de prévenir une crise alimentaire, selon le ministère italien des Affaires étrangères.

"Les attaques iraniennes contre des navires civils, et la menace d'autres attaques, ont pratiquement interrompu le trafic dans le détroit d'Ormuz. C'est pourquoi il est urgent de rétablir la liberté de navigation dans le détroit, en toute sécurité et sans frais, dans le respect du droit de la mer", a déclaré de son côté la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas avant l'appel. "L'UE soutient tous les efforts diplomatiques déployés à cette fin".

La réunion virtuelle a été principalement consacrée à l'évaluation de la situation et au resserrement des rangs, plutôt qu'à la prise de décisions opérationnelles. Aucune déclaration commune n'a été publiée.

Elle intervient alors que Bahreïn s'apprête à présenter une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies sur la protection de la navigation commerciale sur la voie d'eau, qui pourrait ouvrir la voie à une intervention pendant la phase chaude du conflit.

Selon Reuters, le texte révisé ne fait plus explicitement référence à une application contraignante et cherche désormais à autoriser les États, seuls ou ensemble, à utiliser "tous les moyens nécessaires en fonction des circonstances" pour permettre un transit sûr.

Un peu de courage à retardement

Le détroit d'Ormuz est une voie maritime vitale où transitent, en temps normal, un cinquième des réserves mondiales de pétrole, de gaz et de kérosène. Sa géographie est complexe : les eaux peu profondes et les terrains élevés favorisent les tactiques de guerre de l'Iran, notamment les missiles, les drones et les missiles. Les navires qui osent le traverser s'exposent à de multiples risques que ni les propriétaires ni les assureurs ne sont prêts à tolérer.

Garantir la sécurité de la navigation à travers Ormuz a été une demande persistante du président Donald Trump, qui affirme que l'opération à haut risque devrait être effectuée non pas par les États-Unis, mais par les pays qui dépendent du pétrole et du gaz du Moyen-Orient.

Donald Trump a notamment fustigé les alliés de l'OTAN pour leur refus d'envoyer leurs navires de guerre au milieu d'un conflit armé, même si l'Europe ne reçoit qu'une quantité limitée de ses importations d'énergie de la région. Le continent est toutefois durement touché par les répercussions sur les marchés, le pétrole et le gaz atteignant des niveaux alarmants.

Mercredi, le président américain a prononcé un discours dans lequel il a appelé les autres pays à "faire preuve d'un courage tardif" et à rétablir la libre navigation.

"Les pays du monde qui reçoivent du pétrole par le détroit d'Ormuz doivent prendre soin de ce passage. Ils doivent le chérir. Ils doivent s'en emparer et le préserver. Ils peuvent le faire facilement", a déclaré Donald Trump dans son discours.

"Allez dans le détroit et prenez-le, protégez-le, utilisez-le pour vous-mêmes. L'Iran a été essentiellement décimé. Le plus dur est fait, donc cela devrait être facile".

Les États-Unis n'ont pas participé à la réunion virtuelle de jeudi.

La semaine dernière, le secrétaire d'État américain Marco Rubio a souscrit à une déclaration du G7 soulignant la "nécessité absolue de rétablir de manière permanente la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz, en toute sécurité et sans frais", sans toutefois prendre d'engagements spécifiques.

Après avoir quitté la réunion du G7 en France, Rubio a décrit l'opération de réouverture de la voie navigable comme une "nécessité post-conflit". Mais Donald Trump a rapidement contredit cette affirmation, exhortant ses alliés à "commencer à apprendre à se battre pour eux-mêmes" sans l'aide des États-Unis.

Le président français Emmanuel Macron s'est opposé à la pression de Donald Trump, avertissant qu'il était "irréaliste" de tenter de sécuriser l'étroit passage par la force militaire.

"Cela prendrait une éternité et exposerait tous ceux qui traversent le détroit aux risques des gardiens de la révolution, mais aussi aux missiles balistiques", a déclaré Emmanuel Macron jeudi.

"Ce n'est pas un spectacle", a-t-il ajouté, interrogé sur les critiques de Donald Trump à l'égard des alliés de l'OTAN. "Nous parlons de guerre et de paix. Soyons sérieux."

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