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Europe : l'université, un privilège ?

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Europe : l'université, un privilège ?

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Qui devrait financer l’enseignement supérieur en Europe ? Cette question génère des inquiétudes croissantes et des réponses controversées.

Avec la crise économique mondiale, l’augmentation de la demande et le manque de fonds, le financement public ne suffit plus. Pour résoudre ce problème, certains gouvernements optent pour des réformes financières qui font assumer une partie du fardeau aux étudiants eux-mêmes.

Angleterre : s’endetter pour étudier

Au début de l’année, le parlement de sa Majesté Elizabeth II a donné son feu vert à une augmentation drastique des frais d’inscription en faculté. Ils peuvent désormais atteindre 9.000 livres sterling par an, soit près de 11.000 euros. Chaque université a jusqu‘à la mi-mars pour fixer ses tarifs de l’année 2011-2012. La plupart comptent réclamer le maximum, au grand damme des étudiants, qui multiplient les manifestations.

Italie : l’université version entreprise

L’Italie est aussi confrontée à de sévères problèmes de financement dans l’enseignement.
Ces dernières années, le gouvernement a réduit de 20% les budgets alloués aux universités. Ces coupes et autres réformes sont accueillies amèrement par les étudiants et les enseignants- chercheurs.

Allemagne : le coup de pouce du privé

Tandis que certains pays européens coupent leurs budgets et augmentent les frais d’inscription, l’Allemagne continue à financer substantiellement ses universités. Le succès de l‘économie allemande repose lourdement sur la qualité des sciences et de la recherche nationales. Le pays ne peut pas se permettre d‘être à la traîne par rapport à ses concurrents. Des investisseurs privés sont mis à contribution.