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Comment l'UE gère-t-elle l'après Fukushima ?

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Comment l'UE gère-t-elle l'après Fukushima ?

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Francesca, Italie : “Bonjour, je m’appelle Francesca, je suis Italienne et j’aimerais savoir s’il existe une politique européenne pour la sécurité nucléaire ?”

Michèle Rivasi, Députée européenne des Verts : “Alors, j’aimerais qu’il y ait une politique de sécurité nucléaire en Europe parce que comme on voit à Fukushima et comme on a vu à Tchernobyl, les accidents nucléaires n’ont pas de frontières.

Mais malheureusement, par rapport au Traité de Lisbonne, cette compétence n’est pas dévolue à la Commission européenne et à l’heure actuelle, le mix énergétique, par exemple, est de la compétence des Etats. La seule chose concernant l‘énergie inscrite dans le Traité de Lisbonne, ce sont les 20% d‘énergies renouvelables.

Mais sur l‘énergie nucléaire il y a l’initiative du Commissaire Oettinger qui voudrait qu’il y ait des tests de résistance que l’on appelle les “stress tests” et que ces tests soient homogènes sur toutes les centrales nucléaires pour que l’on n’ait pas un accident comme Fukushima. Sauf que tout dépendra si les Etats membres (de l’UE) veulent accepter les critères de la nouvelle évaluation de l‘état de risques des centrales nucléaires.”

Fin mai, après plusieurs semaines d‘âpres discussions, les autorités de sûreté

nucléaire européennes sont parvenues à un accord sur l‘étendue et les modalités des tests à mener pour vérifier la résistance des 143 réacteurs en service dans l’Union et ce, en cas de catastrophes naturelles et d’erreurs humaines.

S’agissant du risque terroriste, il fera finalement l’objet d’une évaluation séparée – comme le réclamait notamment la France invoquant des raisons de sécurité nationale.

Les résultats des stress tests sont attendus d’ici à fin avril 2012, au vu desquels il appartiendra alors aux Etats membres de fermer ou non la ou les centrales jugées défaillantes.