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Un duo belge qui ne connait pas la crise


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Un duo belge qui ne connait pas la crise

“Sixième économie de la zone Euro, la Belgique vient officiellement d’entrer en recession. Pourtant, ici, les entrepreneurs, les PME, continuent de se battre pour se développer. D’ailleurs, le taux de chômage en Belgique se situe aux environs de 7%. C’est trois fois moins qu’en Espagne, souligne notre envoyé spécial Serge Rombi.”

Il y a cinq ans, Michel Loiseau et Bruno Thieffry ont repris Video Promotion, une entreprise belge spécialisée dans les installations techniques dans les chaînes de télévision, après le depart à la retraite de l’ancien propriétaire. Malgré la crise, le chiffre d’affaire augmente de 15% par an.

“Il faut surfer sur la crise. Récemment, on a fait un petit studio de production, pour 50 000 Euros, ce qui est très peu dans notre profession. Ils nous ont dit : “voilà, c’est ce budget, est-ce que vous le faites ou pas ?” Donc, c’est une opportunité. Même en temps de crise, raconte Michel Loiseau.”

Pour démarrer l’aventure, il a fallu trouver 1,3 million d’euros. Bruno et Michel ont essuyé deux refus de la part des plus grandes banques belges, car leur dossier ne présentait pas assez de garanties.

“Heureusement, on est tombés sur un des fonds européens qui était représentés en Belgique par le Fond Bruxellois de Garantie et le Fond d’Investissement, qui ont analysé notre dossier, qui y ont cru, qui ont regardé le passé de la société. Et eux ont décidé de plonger avec nous, se souvient Bruno Thieffry.”

L’accès au financement:


  • L’UE facilite l’accès des PME à des moyens financiers à travers des établissements financiers nationaux
  • L’UE fournit différents types d’instruments financiers: garanties de prêts/ microcrédits et/ou investissements (capital-risque)
  • Les PME qui souhaitent obtenir un financement communautaire doivent contacter les fonds ou les établissements financiers ayant signé un accord avec le Fonds européen d’investissement (FEI)

C’est le premier gros contrat qu’ils ont décroché. A la RTBF, leur travail aura été de refaire toutes les régies finales. Le directeur de la diffusion de la chaîne apprécie tout particulièrement l’esprit PME.

“On a l’impression qu’ils font partie de notre société. C’est une osmose assez forte. C’est étonnant. C’est peut être l’effet PME, qu’on voit moins avec des grosses sociétés qui travaillent de manière beaucoup plus formelle, explique Pascal Bodenghein, de la RTBF.” Cette réussite, c’est aussi celle d’un duo. Deux hommes qui se sont rencontrés il y a 15 ans à la sortie de l‘école de leurs enfants, et qui ont su laisser leurs égos au placard.

“Bruno travaille plus en analytique et je travaille plus à l’instinct. Donc, il y a deux manières d’appréhender un dossier. Sa manière passe mieux chez un banquier, et la mienne passe peut-être mieux chez un client. On inverse les rôles de temps en temps, c’est assez sympa. On s’amuse à faire ça aussi, confient-ils.” On s’amuse, mais on travaille aussi. Beaucoup. Emmanuel Charlet planche sur les nouveaux projets, comme la vidéo à la demande (VOD) ou la télévision connectée à internet.

“Quand il y a des salons technologiques à Amsterdam ou à Las Vegas, nous y allons pour rencontrer nos clients. On y va surtout aussi pour voir les nouvelles tendances, essayer de dénicher les technologies et les produits qui vont nous faire vivre demain, explique Emmanuel Charlet, de Video Promotion.”

Ces 5 dernières années, l’entreprise est passée de 8 à 14 salariés. Un tout nouveau bureau vient même d’ouvrir ses portes à Paris.

euronews :
“Quelles sont les clés du succès ?”

Bruno Thieffry, Video Promotion :
“La valorisation de toutes les compétences de la société.”

Michel Loiseau, Video Promotion :
“Et toujours avoir une idée d’avance ! Et challenger son partenaire.”

Bruno Thieffry, Video Promotion :
“Pour le présent comme pour le futur.”

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