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Le triple saut de Londres


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Le triple saut de Londres

Après 1908 et 1948, la capitale britannique commet l’exploit d’accueillir pour la troisième fois des Jeux olympiques.

Et l’excitation est à son comble aux dernières heures du parcours de la flamme, portée ce 26 juillet par la légende du rugby britannique, Clive Woodward.

Il aura fallu 7 ans pour en arriver là, à ce parc olympique de 250 ha tout neuf, stade, piscine et village d’athlètes – qui doit redynamiser l’est londonien : 14.700 athlètes attendus, dans 26 disciplines sportives, concourrant pour un peu plus de 800 médailles.

Les temps ont bien changé depuis les jeux de 1908, et l’image devenue célèbre du marathonien italien Dorando Pietri, vainqueur titubant et déclassé pour avoir été aidé. Londres avait eu les Jeux sur le forfait de Rome, trop occupée par l‘éruption du Vésuve.

En dix mois, les anglais construisent un stade à White City, comptant une piste d’athlétisme, un anneau de béton de cyclisme et une piscine en plein air.

En 1948, Londres a été préférée à Lausanne.
La guerre vient de s’achever et le climat est austère.
Par mesure d’économie, rien n’est construit pour l’occasion. 4 000 athlètes viennent de 59 pays, ils sont logés chez l’habitant ou dans des casernes. Certains craignant le rationnement, apportent leurs propres vivres. Ce sont les premiers jeux télévisés, ils rapporteront l‘équivalent de 38000 euros.

Histoire bien différente aujourd’hui.

Les Londoniens ont mis à eux seuls près de 800 millions d’euros dans le budget de la fête, pharaonique. Près de 10 millions de billets ont été mis en vente et la cérémonie d’ouverture devrait être suivie par quatre milliards de personnes.

Un évènement historique, avec ses plus et ses moins. Les Londoniens craignent l’asphyxie. Avec environ un million de visiteurs attendus, le réseau des transports est sous pression, et les couloirs spéciaux mis en place pour les athlètes, les vip et les organisateurs provoquent la grogne des londoniens.

La flamme olympique, elle, a poursuivie impertubable son chemin dans la capitale, portant avec elle l’esprit des Jeux. En 1908, aux premiers JO de Londres, elle n’existait pas encore. Elle brillera sur ces Olympiades 2012 jusqu’au dernier jour, le 12 août prochain.

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