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Témoigner du passé pour construire un avenir solide

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Témoigner du passé pour construire un avenir solide

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Que pouvons nous tirer de l’histoire? Partout dans le monde, des rescapés et des témoins de tragédies viennent témoigner dans les salles classes, parce qu’ils refusent que leur histoire ne tombe dans l’oubli.

A 82 ans, Nanette Blitz Konig est une rescapée de l’holocauste. Elle se souvient de tout… Les yeux rivés sur ces documents qu’elle a soigneusement conservé, la vieille dame de 82 ans ressort son étoile jaune, ses photos, ses papiers d’identité.. Un trésor contre l’oubli. Cette Hollandaise était l’amie d’Anne Frank. Elle est la dernière à l’avoir vu vivante au camps de Bergen-Belsen en 1945. Après la guerre, Nanette s’est installée au Brésil. Aujourd’hui, inlassablement, elle passe la porte des écoles pour raconter son histoire aux jeunes générations: “J’ai survécu, je ne sais ni comment ni pourquoi. Ce dont je suis sûre, c’est que j’ai hérité d’une mission: celle de raconter au public ce qu’il s’est passé. Mon message est simple: pour que l’holocauste ne se reproduise jamais, les jeunes doivent être des citoyens responsables et conscient de ce qui les entoure.”

Caio Tripicchio, un étudiant, est très impressionné par son histoire: “Je pense qu’elle est un exemple de courage pour nous tous. Grâce à elle, nous voyons nos vies différemment. Comparé à son histoire, nos vies sont si belles…”

La photographie est un autre moyen de garder en mémoire la souffrance humaine. Reza Daghati est un photographe iranien reconnu. Il a couvert plusieurs zones de conflits parmi les plus tendues au monde. Avec un appareil photo comme seule arme, Reza est venu parler de photojournalisme responsable aux étudiants du Lycée Français Bonaparte de Doha, au Qatar. Pour lui, la photographie a le pouvoir de changer le monde: “Après avoir passé 30 ans dans les zones de guerre, de conflit et des camps de réfugiés et voir la réalité de ce qui se fait contre les enfants. Donc, commençons pas les enfants et les éduquer pour un meilleur monde.”

Malak, une étudiante, a beaucoup appris grâce à ces échanges: “cela m’a appris que la photographie peut être un moyen génial pour faire passer un message, pour faire ouvrir les yeux au monde”

En Italie, la guerre contre la mafia a couté la vie au célèbre juge Paolo Borsellino. Depuis, sa soeur Rita Borsellino se bat pour que la justice, la légalité et la paix sociale triomphent du crime organisé. Comme d’autres, elles a réussi à partager et à utiliser ses souvenirs douloureux pour provoquer le changement.

Le 19 juillet 1992 à Palerme, une voiture piégée a couté la vie au juge Paolo Borsellino. En Italie, déclarer la guerre à la mafia a un prix. Après la mort de son frère, Rita Borsellino était anéantie. Puis, malgré la tristesse, elle a décidé de se battre. Aujourd’hui, elle a foi en l’avenir. En parcourant les écoles, notamment en Sicile, là ou son frère a été tué, elle essaye de transmettre aux jeunes l’importance de la justice et du respect de la loi.

Elle témoigne: “ Dans les écoles, je transmet un message important, mais surtout j’accomplis mon devoir de mémoire. Les souvenir sont figés à partir du jour ou l‘événement se produit: c’est la date, l’occasion, l’endroit, et c’est tout. Au contraire, la mémoire nécessite de construire à partir de ce passé, et de le projeter dans l’avenir. Alors seulement on pourra avancer.”