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L'Hôtel Lambert ravagé par les flammes à Paris

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L'Hôtel Lambert ravagé par les flammes à Paris

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Un important incendie a dévasté dans la nuit de mardi à mercredi l’hôtel Lambert, un monument classé du XVIIè siècle, situé sur l‘île Saint Louis à Paris, et racheté en 2007 par la famille de l‘émir du Qatar.

Le feu, qui n’a fait aucune victime, a été circonscrit vers 07h30 par les pompiers de Paris qui ont lutté pendant plusieurs heures contre les flammes.
Une dizaine de voisins ont été évacués, ont indiqué les pompiers.

“Le feu a pu être contenu dans le volume de l’hôtel Lambert”, a annoncé à la télévision le lieutenant colonel Pascal Le Testu, porte-parole des sapeurs-pompiers de Paris. “L’hôtel Lambert lui-même a été très sérieusement touché par l’incendie, il y a à peu près 650 m2 de toitures qui sont parties en fumée”, a-t-il ajouté.

“Il y a dans cet hôtel un certain nombre d’oeuvres d’art et également des peintures au plafond. Nous avons essayé autant que faire se peut lors de l’intervention de les préserver mais maintenant il faut faire un bilan complet de ces oeuvres d’art qui ont eu à subir soit les flammes, soit les fumées, soit l’eau.”
Des spécialistes du patrimoine sont arrivés sur place pour faire un premier bilan, a-t-il ajouté.

Le maire de Paris Bertrand Delanoë s’est rendu mercredi matin près de l’Hôtel Lambert, actuellement en restauration. “Cela fait partie des épreuves que connaît Paris, heureusement il n’y absolument aucun blessé, il n’y a rien à déplorer y compris parmi les sapeurs pompiers”, a-t-il dit à la presse. “C’est une épreuve sur le plan du patrimoine, c’est un hôtel particulier absolument exceptionnel.”

Autre politique à avoir fait le déplacement au chevet de l’hôtel particulier : Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate UMP à la mairie de Paris.

Pas en reste, sa concurrente socialiste a félicité les pompiers sur le réseau social Twitter.

Le rachat, en juillet 2007, par des Qataris de cet hôtel particulier, dessiné par l’architecte Louis Le Vau, avait déclenché une polémique et une bataille judiciaire s‘était engagée avant un accord préparé sous la médiation du ministère de la Culture et de la mairie de Paris.
La volonté du nouveau propriétaire de faire installer un ascenseur à voitures avait notamment marqué les esprits.

AFP