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Vous connaissez peut-être Grégoire depuis son tube Toi plus moi sorti en 2009. Cet artiste est le premier à avoir produit son disque grâce au label communautaire My Major Company.

Les 70 000 euros nécessaires à la production de l’album ont été obtenus grâce à des dons de son (futur) public. Un total de 347 « producteurs » ont contribué à hauteur de 10 à 6020 euros, en échange de cadeaux et, en cas de succès, de rémunération.


Pour tourner son clip, Grégoire a fait appel à ses contributeurs.

Célébrités ou anonymes : à qui est réservé le financement participatif ?

Grégoire n’est pas le seul à avoir pu financer son projet grâce aux dons en ligne. Fort de son succès, le financement participatif attire aussi les célébrités. Mais ces participants d’un nouveau genre suscitent de multiples réactions dans le milieu.

Rob Thomas, réalisateur de la série Veronica Mars, et Kristen Bell, premier rôle de la série, ont posté le 13 mars dernier un appel aux dons sur le site Kickstarter pour porter Veronica Mars sur grand écran. Après un mois de délai, ils ont récolté plus de cinq millions de dollars.

Zach Braff a tenté le même pari en avril. Héros de la série Scrubs, il a lancé un appel à la contribution financière sur la plateforme Kickstarter, pour son nouveau film I wish I was here.

«Je veux que vous soyez mes producteurs et mon public, afin que je puisse faire un film pour vous, sans compromis», déclarait-il sur une vidéo postée sur la plateforme.

Cependant, alors que Zach Braff a déjà récolté plus de 3 millions de dollars (2 millions étaient visés) auprès de 38 000 internautes, The Hollywood Reporter annonce le 15 mai que l’auteur du film a signé un contrat de financement avec Worldview Entertainment, une société de production cinématographique.

Le journal explique que « le film sera financé par une combinaison de Kickstarter, l’argent personnel de Braff, le financement de Worldview, et les préventes à l’étranger par Wild Bunch ».

Ces révélations déclenchent la colère de certains internautes sur le site du journal The Hollywood Reporter : « Félicitations à vous donateurs idiots qui donnez de l’argent à un homme riche pour qu’il soit encore plus riche ! », « vous savez qu’il est assez riche pour pouvoir emprunter 2,6 millions d’euros (…) mais pourquoi il risquerait son propre argent alors qu’il peut utiliser l’argent des gens stupides ! ».

Zach Braff s’est défendu sur la plateforme Kickstarter : « Rien n’ a changé au sujet de la réalisation du film, si ce film peut se faire c’est grâce aux bailleurs qui l’ont financé »

Suite à plusieurs controverses sur le droit à l’utilisation du financement participatif, le site Kickstarter finit par prendre position le 9 mai et rappelle que son but est d’ « aider des projets créatifs à voir le jour ».

« Les projets de Zach Braff et de Veronica Mars ont apporté des dizaines de milliers de nouvelles personnes sur Kickstarter. 63 % de ces personnes n’avaient jamais soutenu un projet avant. Des milliers d’entre elles ont continué depuis à soutenir d’autres projets, avec plus de 400 000 dollars promis sur 2 200 projets ».

Le site précise « comprendre les inquiétudes au sujet de ces projets » mais rassure les internautes en expliquant que ce n’est pas parce que « quelqu’un est gagnant que quelqu’un d’autre est en train de perdre ».


Le crowdfunding, ou « financement participatif »




Le crowfunding, dérivé du terme « crowdsourcing » (externalisation ouverte) est une méthode de transactions financières qui s’appuie sur les réseaux sociaux et les plateformes communautaires. Il mobilise l’enthousiasme des internautes afin de lever des fonds pour mener à bien un projet. Une personne met en ligne une description de son projet et des bailleurs de fonds y contribuent si celui-ci les intéresse.


« Alors que le crowdfunding a commencé comme un moyen pour les artistes en difficulté de financer leurs projets de création, c’est devenu un mécanisme pour les organismes sans but lucratif et les startups pour financer leurs projets également », explique le Bureau des programmes d’information internationale du département d’Etat des Etats-Unis.


La Banque de France distingue trois types de financement participatif :

  • Le premier permet de récolter des dons en échange de récompenses diverses. Par exemple, dans le milieu artistique ou cinématographique, le bénéficiaire offre des récompenses en échange des dons. Elles vont de « simples » cadeaux, comme recevoir le CD ou DVD du projet dédicacé, à la possibilité de rentrer dans les coulisses du tournage, être figurant, ou encore de profiter d’un moment privilégié avec l’artiste ou le réalisateur.
  • Le second permet « le financement de projet via des prêts ».
  • le dernier propose « le financement d’un projet entrepreneurial via la souscription de titres ».

Chaque plateforme a son propre règlement. Néanmoins, les gouvernements français et américain sont en train de rédiger des réglementations spécifiques pour chaque type de financement participatif.

Le financement participatif offre de nombreux avantages. Il permet de favoriser les rencontres et l’entraide. Il permet aussi aux réalisateurs d’observer la faisabilité du projet et d’obtenir un public avant même la diffusion de celui-ci. Mais surtout, il contribue à la naissance de projets tous plus insolites et créatifs les uns plus que les autres, qui n’auraient pas eu les moyens de voir le jour, faute de fonds.

Voici quelques plateformes de financement participatif :

  • Kickstarter : plateforme américaine dédiée aux projets créatifs (films, jeux, musique, art, design, technologie).
  • Ulule : leader européen dédié aux projets créatifs.
  • KissKiss BankBank : plateforme française dédiée aux projets artistiques.
  • My Major Company : plateforme française dédiée à la musique.
  • Nooméo : plateforme française dédiée au financement de startups.
  • Finance Utile : plateforme française dédiée au financement de startups.
  • Anaxago : plateforme française dédiée au financement de startups.
  • Ecobole: plateforme française de financement participatif écologique et solidaire.
  • Catapult : plateforme américaine dédiée aux projets de soutien pour une meilleure condition des femmes dans le monde.
  • DevHope: plateforme dédiée aux acteurs de développement local et solidaire.


Crédit photo : CC BY Flickr/Images Money.

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