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Le G20, un club divisé

Deux jours de pourparlers houleux à St Petersberg ont laissé un G20 divisé loin du front uni que ses participants auraient souhaité – tout cela à cause de la Syrie. Notre correspondant James Franey a suivi ce sommet sur place et il est avec nous. James, aucun consensus n’est jamais apparu sur une action militaire en Syrie, mais y a t-il eu le moindre signe de compromis entre les Etats-Unis et la Russie, et même les autres Etats opposés à une intervention ?

“Il n’y a pas eu le moindre concensus entre les deux camps. En fait, Mr Poutine a dit qu’il continuerait à fournir des armes au régime d’Assad quelque soient les résultats du rapport des inspecteurs de l’ONU. Du côté du président Obama – il fait face à un vote au Congrès le 9 septembre, et il n’a pas été très clair de savoir si en cas de défaite au Congrès, il poursuivrait son projet de frappes”.

L’ambiance au dîner de jeudi soir était apparemment assez tendue, avec des échanges plutôt glaciaux entre le président Obama et le président Poutine. Et maintenant où va t-on sur la Syrie?

“Le Premier ministre britannique David Cameron a estimé que les Etats-Unis et ses alliés ne devaient pas sous-traiter leur politique étrangère, et il a aussi utilisé le terme “moral” concernant un veto russe au Conseil de sécurité. Cela donne une certaine indication sur la manière dont le président Obama et ses alliés abordent la question syrienne, sur le fait que la résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies n’est pas nécessaire pour intervenir. Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la France et la Turquie, s’appuient sur une doctrine appelée «le droit d’ingérence», ils appellent essentiellement à une intervention humanitaire et ils estiment évidemment qu’il y a eu assez de précédents en droit international pour intervenir sans une résolution du Conseil de sécurité”.

La question syrienne a mis au second plan d’autres enjeux clef de l’agenda. Les dirigeants du G20 ont-il fait des avancées significatives sur l‘économie mondiale ?

“Les dirigeants du G20 se sont engagés sur un calendrier, on pourrait dire un calendrier pour aller de l’avant, pour lutter contre la fraude fiscale. Ils veulent mettre en place d’ici la fin de l’année 2015 ce qu’on appelle un “échange automatique d’informations”. Donc en théorie, les pays du G20 signeront un traité juridiquement contraignant où ils s’accordent pour échanger des informations sur les affaires fiscales. Rien de concret, pour l’instant, mais dans les deux prochaines années, il y aura de sérieux progrès sur cette question”.

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