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Paris : salon nautique en temps de crise

Le 53e Salon nautique international de Paris ouvre ses portes dans un climat de crise : baisse des exposants du 5% (785 exposants pour 1300 marques) et de 10% de la surface d’exposition à la Porte de Versailles par rapport à l’an dernier. Néanmoins, le “Nautic” reste le plus grand salon du genre au monde en terme d’affluence avec 240.000 entrées l’année dernière contre 226.000 pour le salon de Düsseldorf.

Parmi les attractions de cette édition, le CNB 60, le plus grand voilier exposé avec ses 18,60 mètres de long et le Jeanneau Prestige 500, le plus grand bateau à moteur exposé (15 mètres). La palme de l’innovation revient au Flying Phantom, catamaran volant conçu par les équipes de Franck Cammas. Plus symbolique, l’exposition du Pen Duick II d’Eric Tabarly, au bord duquel il a remporté sa première Transat en 1964. Cette victoire avait provoqué une explosion de la plaisance en France.

Ce sont au total 700 bateaux et 300 embarcations diverses qui sont exposés jusqu’au 15 décembre. Les nouveautés, nombreuses, confirment que l’industrie s’adapte aux nouveaux besoins dictés par la crise. Par exemple, le Dufour 310, le plus petit voilier de la gamme du célèbre chantier rochelais ou encore les nouveaux Astus 24 et Tricat 25, petits trimarans repliables et performants.

Le nautique est un secteur industriel important pour la France. La filière compte en effet 5 090 entreprises, représentant plus de 40 000 emplois pour un chiffre d’affaire annuel de 4,42 milliards d’euros. L’industrie nautique française dépend en grande partie de la demande extérieure, elle a exporté en 2011/2012 plus de 67% de sa production.

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