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Les « vrais outsiders » de Sotchi : le Népal

Face aux armadas russes, américaines, norvégiennes ou encore autrichiennes, de petites délégations entendent faire parler d’elles lors des Jeux olympiques de Sotchi. Pour elles, leur présence même en Russie est une victoire. Cette année, certaines nations participent même à leurs premières Olympiades, des pays dont la tradition en matière de sports d’hiver est tout sauf évidente, tel le Togo par exemple. Euronews vous propose de passer en revue ces sportifs venus d’horizons parfois lointains.

Le fondeur venu de l'Everest

A 44 ans, le Népalais Dawa Dachhiri Sherpa participe pour la troisième fois, après Turin et Vancouver, aux Jeux olympiques d’hiver. Celui qui porte le nom de ce peuple de l’Everest est l’unique représentant d’un pays qui abrite les plus hauts sommets du monde, mais qui est dépourvu de la moindre piste de ski. Dawa Dachhiri Sherpa s’est tourné vers le ski de fond après avoir été contacté par les autorités sportives de son pays en raison du fait qu’il résidait … en Suisse ! Relevant le défi, il a participé à sa première compétition internationale en 2003, lors des Jeux Asiatiques d’hiver organisés au Japon, avec pour seuls bagages techniques six cours de deux heures.


Dawa Dachhiri Sherpa, porte-drapeau et seul athlète de la délégation népalaise

Avant de chausser des skis, le Népalais s’est forgé un solide palmarès en ultra-trail, des courses à pied en milieu naturel, discipline où il compte plus de 100 victoires. Dawa Dachhiri Sherpa a d’ailleurs monté sa propre société qui organise des treks, parallèlement au métier de maçon qu’il exerce dans le canton de Genève. Aux antipodes des sportifs professionnels ou même semi-professionnels, il a dû prendre trois mois de congés sans solde pour sa préparation et sa participation aux Jeux.

Dawa Dachhiri Sherpa reste fortement attaché à ses racines. Dans son pays natal, Il a notamment lancé des projets humanitaires comme la construction d’une école. Il souhaite également qu’un jour d’autres Népalais suivent son exemple.

Le fondeur, qui pratique encore assidûment le trail, s’est qualifié pour Sotchi malgré une blessure au genou qu’il l’avait handicapé toute la saison passée. En Russie, son objectif sera de terminer sa course, le 15 km classique, et surtout de se faire plaisir.

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