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Municipales en France : enjeux du second tour

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Municipales en France : enjeux du second tour

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Les français vont-ils accomplir leur devoir citoyen avec davantage d’enthousiasme ce dimanche?

Au premier tour des municipales, ils avaient en effet infligé un blâme à la majorité, avec un taux d’abstention de 36.45%, soit un record depuis 1959 pour ce type de scrutin. Lors du premier tour des municipales de 2008, l’abstention s‘établissait à 33.46%, soit 3 points de moins.
Aujourd’hui, à 17h, le taux de participation s‘élevait à 52.36%, contre 54.45% pour le second tour des municipales, à la même heure, en 2008.
Le désaveu de la politique menée par François Hollande pourrait ainsi se confirmer, et la vague bleue déferler sur de nombreuses communes françaises.

L’abstention profite-t-elle à la droite et au FN?

La droite a déjà repris 29 villes à la gauche à l’issue du premier tour et elle entend renverser le rapport de force dans les quelques 1100 communes de plus de 9000 habitants. Parmi celles-ci, de grandes villes sont susceptibles d’être conquises par la droite ce soir : Toulouse, Strasbourg, Reims, Saint-Etienne ou Metz.

La gauche, qui détenait jusque-là environ 54% des villes de plus de 10 000 habitants, fait également face dans certaines communes à la poussée du Front National.
Si le parti populiste obtient 4.65% des suffrages au niveau national à l’issue du premier tour, il se targue d’avoir réalisé de bons résultats dans plusieurs grandes villes et boucle l’un de ses objectifs : compter plus de 1000 conseillers municipaux. 486 candidats étiquetés FN-Rassemblement bleu Marine ont déjà été élus au premier tour. Parmi ceux-ci, Steeve Briois a conquis Hénin-Beaumont, ancienne cité minière du Pas-de-Calais détenue par la gauche depuis 1945.
Dans le sud de la France, le FN marque son ancrage, arrivant en tête du premier tour à Perpignan, Béziers, Fréjus ou Avignon, autant de grandes villes où le taux participation s’est pourtant révélé supérieur à la moyenne nationale.

Le gouvernement miné par la hausse du chômage

Après avoir minimisé leur défaite, les socialistes ont appelé les électeurs à se mobiliser, promettant d’oeuvrer au redressement du pays avec « plus de cohérence et de justice ».
L’entre-deux tours a toutefois été marqué par les mauvais résultats sur le front de l’emploi, une préoccupation majeure pour les électeurs.
La France a enregistré 31500 chômeurs supplémentaires en février, une claque pour le gouvernement, qui doit essuyer la quatrième hausse consécutive des chiffres du chômage. Mauvais timing.
Les rumeurs de remaniement ministériel ont également accaparé cet entre-deux tours.

Si les socialistes espèrent éviter la casse à l’issue du scrutin, le changement de gouvernement pourrait toutefois se retrouver très vite à l’ordre du jour. Selon l’hebdomadaire Le Journal du Dimanche
François Hollande a multiplié les consultations cette semaine en vue de renouveler l’exécutif.