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Le Philharmonique de Vienne dédie sa nuit d'été à Richard Strauss

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Le Philharmonique de Vienne dédie sa nuit d'été à Richard Strauss

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C’est un des temps forts du calendrier musical, le concert d’une nuit d‘été de l’Orchestre Philharmonique de Vienne. Le château de Schönbrunn et son parc baroque forment le cadre unique de cet événement musical.
Le chef d’orchestre allemand Christoph Eschenbach dirige pour la première fois ce concert.
“Tout est spécial à propos de ce concert, il parle aux gens qui viennent ici et puis bien sûr, il y a l’ambiance qui est unique : le château de Schönbrunn et ses jardins magnifiques et on pourrait dire aussi qu’il y a le meilleur orchestre du monde”.

En hommage au 150ème anniversaire de la naissance de Richard Strauss, le concert lui est dédié. “Il y avait une relation très étroite entre Richard Strauss et l’Orchestre Philharmonique de Vienne explique le flûtiste Walter Auer. Aujourd’hui, ça n’existe plus. Il a dirigé l’orchestre plus d’une centaine de fois”.

Au programme, une de ses compositions les plus populaires : Les Farces Joyeuses de Till l’Espiègle.Ce poème symphonique en forme de rondo inspiré d’une ancienne légende picaresque, fut achevé en 1895 à Munich. “C’est un chef-d‘œuvre absolu dans lequel les différentes farces de Till l’Espiègle sont mises en musique explique le chef d’orchestre. C’est un chef-d‘œuvre de l’orchestration, des idées et de l’humour.”

“C’est vraiment difficile à jouer et c’est quelque chose que j’aime vraiment avec la musique de Richard Strauss souligne Walter Auer. C’est toujours un défi.”

“Personnellement, j’aime la composition de ce morceau parce que Richard Strauss à l‘époque, était un personnage divisé, il a tourné le dos à la composition traditionnelle et s’est tourné vers les poèmes symphoniques et la musique à programme, il a perpétué l’héritage de ses modèles : Berlioz et Liszt indique le contre bassiste Christoph Wimmer”

Hector Berlioz était connu pour son orchestration innovante qu’il a exposée dans son traité théorique. Richard Strauss s’est appuyé sur les études du compositeur français. “Tous les deux étaient des maîtres de l’instrumentation et Berlioz fut le premier compositeur à publier une étude de l’orchestration et l‘étincelle a été en quelque sorte transférée explique le chef d’orchestre. Elle est passée de Berlioz à Strauss”.

Dans cette édition de Musica figurent des extraits des œuvres suivantes :

Richard Strauss : “Les Farces Joyeuses de Till l’Espiègle”, op. 28
Hector Berlioz : “Le Carnaval romain”. Ouverture caractéristique op. 9
Hector Berlioz : Ouverture de l’opéra “Benvenuto Cellini”