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France : ouverture du 1er parc aérien au monde, dédié au Petit Prince


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France : ouverture du 1er parc aérien au monde, dédié au Petit Prince

Pour le 70ème anniversaire de sa mort, Antoine de Saint-Exupéry nous offre un beau cadeau. L’écrivain et pilote français, disparu aux commandes de son avion militaire de reconnaissance le 31 juillet 1944 au large de Marseille, a fait un crochet par l’astéroïde B 612 avant de descendre du ciel pour les commémorations. Il a pris sur ses ailes son personnage le plus célèbre, le Petit Prince, et l’a déposé près de la ville d’Ungersheim, en Alsace. Le Petit Prince n’en croyait pas ses yeux : dans ce bel endroit, entre le massif des Vosges à l’ouest et la Forêt Noire à l’est, vient tout juste d’ouvrir un grand parc de loisirs, aménagé sur 23 hectares, qui lui est entièrement consacré.

Les admirateurs du Petit Prince l’espéraient depuis longtemps. S’il y a un héros de la littérature française qui méritait cet honneur, c’est bien lui. Quel enfant, quel adulte dans le monde ne le connaît pas ? L’oeuvre la plus tendre et philosophique de Saint-Exupéry, publiée en 1943, a été vendue à plus de 150 millions d’exemplaires et traduite en 285 langues et dialectes. C’est l’un des trois livres les plus connus au monde. Et désormais, comme les personnages de Walt Disney ou d’Albert Uderzo et René Goscinny, le Petit Prince a son parc d’attractions, et pas n’importe lequel. L’entreprise française Aérophile, qui en a la gestion, a voulu en faire le premier parc aérien au monde. Elle avait toute l’expérience nécessaire : fabricante de ballons captifs depuis vingt ans, elle en a installé notamment à Disney World en Floride et à Disneyland Marne-la-Vallée.

Aérobar, Aérousel, Aéropostale...

Attention, un ballon captif n’est pas une montgolfière : comme son nom peut l’indiquer, il est fixé au sol et gonflé à l’hélium en permanence. A Ungersheim, deux de ces gros ballons permettent de découvrir le monde du Petit Prince d’en haut, d’au moins 150 mètres au dessus du plancher des vaches alsaciennes. En marchant sur une nacelle circulaire de six mètres de diamètre, vous pouvez faire le tour de la planète du Roi puis monter ensuite sur la planète de l’Allumeur de réverbère, toutes deux imaginées par Antoine de Saint-Exupéry. Une trentaine de personnes par voyage aérien, avec vue imprenable garantie sur un autre ballon, celui des Vosges, et sur la frontière boisée avec l’Allemagne. Pour ceux qui ont toujours rêvé de boire un verre les fesses en l’air, Aérophile a aussi eu l’idée géniale d’inventer l’Aérobar. On peut y siroter sa boisson à environ 35 mètres de hauteur, assis en rond autour d’une table et les pieds dans le vide. C’est un clin d’oeil au buveur de la fable du Petit Prince qui “boit pour oublier qu’il boit”, comme le décrit Saint-Ex, sans doute la meilleure définition de l’alcoolisme jamais écrite.

Les attractions ne manquent pas dans ce tout nouveau parc puisqu’il y en a 31 en tout. Toujours pour ceux qui aiment les sensations fortes, il y a l’Aérousel, un carrousel qui vous fait presque voler sur une balancelle. Il y a intérêt à bien s’accrocher. Hommage est bien sûr rendu à l’Aéropostale, dont Antoine de Saint-Exupéry fut l’un des pionniers. On peut visiter un authentique appareil Antonov 2, le plus grand biplan du monde construit dans les années 1940. On peut effectuer un “Vol de nuit”, une référence au roman à succès publié en 1931, grâce à un simulateur dans les conditions réelles de pilotage. Et puis, il ne faut pas rater le film en 3 D de Jean-Jacques Annaud, “Les Ailes du courage”, qui raconte les péripéties à travers les Andes de Henri Guillaumet, autre aviateur et héros de l’Aéropostale. Il franchira 193 fois la cordillère au péril de sa vie.

Et les enfants dans tout ça !? Le parc du Petit Prince leur réserve forcément une place de choix. Comme le jeune personnage de Saint-Exupéry, ils peuvent y côtoyer toutes sortes d’animaux, des moutons, des renards, des papillons…Les moutons, on peut les dessiner si l’on veut mais surtout les voir “danser” avec Hobo, la mascotte du parc, un chien Border Collie, ami fidèle des bergers anglais et écossais depuis plus de deux siècles. Un renard, c’est plus difficile à apprivoiser. Néanmoins, un dresseur, spécialisé notamment dans le tournage des animaux pour le cinéma, réalise un numéro avec quatre renardeaux pour la grande joie des spectateurs. Enfin, la première ferme d’élevage de papillons ouverte au public en France, vous pouvez désormais la découvrir à Ungersheim, dans le département du Haut-Rhin. Le spectacle est féerique car on peut observer les différentes espèces de papillons de très près en traversant tranquillement la ferme sous un tunnel d’immersion.

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