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Portugal : José Sócrates face à la justice

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Portugal : José Sócrates face à la justice

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José Sócrates restera désormais dans l’histoire du Portugal comme le premier ancien chef de gouvernement a passer devant un juge. Un cliché de lui pris lundi matin immortalise sa sortie de garde à vue. Direction ensuite le tribunal pour José Sócrates qui comparaît dans le cadre d’une enquête pour corruption. Un choc pour le Portugal.

José Sócrates a été arrêté à l’aéroport de Lisbonne vendredi soir. Il arrivait de Paris ou il avait élu domicile après sa démission du gouvernement en juin 2011. Il fait partie d’un groupe de quatre personnes arrêtées au cours des derniers jours, dont trois ont été présentées au juge le jour de son interpellation.

Né le 6 septembre 1957, José Sócrates est ingénieur de formation, mais il a du longtemps se défendre d’avoir bénéficié d’un diplôme de complaisance. Membre du Parti Socialiste depuis 1981, élu député à 30 ans et secrétaire Général du PS en 2004, il devient Premier ministre un an plus tard.

Ce réformateur volontariste renouvelle son mandat, mais perd les élections anticipées de juin 2011 après avoir imposé coup sur coup trois plans d’austérité successifs avec le soutien réticent de la droite.

La méfiance des marchés envers la solvabilité du Portugal en pleine crise de la dette de la zone euro, l’avait obligé à présenter sa démission en mars 2011.

José Sócrates s’est trouvé impliqué dans plusieurs controverses au fil de six années de pouvoir. Son nom a été ainsi cité dans une enquête pour corruption remontant à l‘époque où il était ministre de l’Environnement.

L’affaire “Freeport” du nom d’un centre commercial construit en 2002 dans une zone protégée avait éclaté en 2005 à la suite d’une lettre anonyme accusant José Sócrates de corruption. Elle avait finalement été classée en 2010.

Charismatique, obstiné, optimiste, autoritaire sont autant de traits de caractère qui collent à la peau de José Sócrates. En mars 2013, il était réapparu en tant que chroniquer à la télévision publique RTP dans une émission hebdomadaire par la suite suspendue. Un an plus tard, son nom est également cité dans une autre affaire de fraude fiscale et blanchiment d’argent. Affaire, qui, selon le parquet, ne serait pas liée à son arrestation.