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L'Italie paralysée, incidents à Milan et Turin

C‘était une journée de grève générale en Italie, objectif : protester contre les réformes économiques et sociales du gouvernement de Mateo Renzi

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L'Italie paralysée, incidents à Milan et Turin

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C‘était une journée de grève générale en Italie, objectif : protester contre les réformes économiques et sociales du gouvernement de Mateo Renzi. Des dizaines de milliers d’Italiens ont manifesté et parfois, la situation a dérapé comme à Milan et à Turin.

Des pères Noël ont escaladé la clôture entourant le siège de la région. Les policiers ont chargé les manifestants qui lançaient des fusées éclairantes et autres projectiles sur eux. Ils ont procédé à quelques arrestations.

A Rome, la manifestation est restée pacifique.

“Les dernières décisions de ce gouvernement ont été dramatiques, et au lieu de nous bâtir un avenir, comme ils disent, ce que l’on craint, c’est que cet avenir se transforme petit à petit en trou noir” témoigne une retraitée.

“L’Etat ne veut pas qu’on pense librement, il veut faire de nous des petits soldats qui disent “oui monsieur” à ces lois et j’en ai marre de rester silencieuse !” explique une étudiante.

C’est la première fois depuis trois ans qu’un appel à la grève générale a été lancé en Italie. Deux des trois grands syndicats du pays et des associations étudiantes entendaient notamment dénoncer le contenu et la méthode de la réforme du marché du travail.
Les hôpitaux, les écoles, les 
administrations et les transports publics ont été très touchés. Jusqu‘à 70 % des bus et métros ne fonctionnaient pas.

“Je pense que ce conflit devrait être résolu sans grève, ce serait meilleur pour le pays”, commente un touriste sud-africain, “plus on fait la grève, moins le pays gagne de l’argent et plus le pays s’en trouve mal, donc je pense que ce n’est pas une bonne idée.”

La réforme du travail a été adoptée la semaine dernière, et depuis la Turquie, où il est en visite, Mateo Renzi a réagi en disant que ces manifestations ne parviendraient pas à faire échouer les réformes du gouvernement, même s’il respecte le droit de grève.